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Hey Hey My My - une histoire rock

1 single... 12 blogs : la blogosphère s'empare du nouvel album d'HEY HEY MY MY !



L’époque était au retour du folk, de son (faux) dépouillement et de ses (vraies) prouesses mélodiques : en 2007, Julien Gaulier et Julien Garnier publient sous le nom de Hey Hey My My un premier album gorgé de « sing-along » aux accroches délicieusement acoustiques et le succès est au rendez-vous. Question de timing, certes, mais également le résultat d’une drôle d’aventure musicale…
En effet, en marge d’un projet musical foncièrement punk, British Hawaii, la collection de chansons qui est devenu le premier album de Hey Hey My My a été patiemment élaborés par nos deux compères, le week-end, à l’abri des regards. Ainsi, à l’époque, si la semaine se vivait à 100 à l’heure au son binaire et électrique du punk rock, le dimanche après-midi était lui bercé par les cliquetis étouffés des guitares acoustiques dans la maison d’enfance de Julien Gaulier.
Cette étrange schizophrénie musicale ne pouvait décemment pas durer. Rejoint par Michel Aubinais à la batterie, le groupe monte défendre ses douces chansons folk sur scène mais laisse peu à peu laisse l’électricité les pervertir de l’intérieur. Neil Young, sur son live Rust Never Sleeps paru en 1979 les avait pourtant bien prévenu : « Hey hey, my my, rock’n’roll will never die ».
En tournée dans les plus fameuses salles de concerts française comme sur les plus prestigieux festivals, Hey Hey My My devient ainsi cette formidable machine de guerre que nombreux ont découvert, décontenancé au premier abord puis finalement totalement converti à ce que l’on pourrait décrire comme un Crazy Horse – la fameuse formation scénique de Neil Young – resserré dans une formule rock.
A l’heure d’enregistrer le deuxième album, le doute n’est plus permis : Hey Hey My My n’est pas un simple (énième ?) groupe de folk mais bien un trio hybride, passionnée par la musique dans toute son étendue. Car après la ferveur électrique de la scène, le trio va découvrir avec émerveillement les possibilités infinies du studio en co-réalisant l’album avec Frédéric Soulard (Poni Hoax, Limousine, Viva & the Diva).
Ainsi, les quelques mois passés au Studio Pipo, pépinière de talents parisiens - on y croise pèle mêle Revolver, Alister, le Tone etc. – vont définitivement libérer le « son » Hey Hey My My. Ni folk, ni rock, ni même pop, électro ou punk, les nouvelles chansons du groupe affichent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel musical, tout en gardant l’immédiateté, la fraicheur insolente et cette écriture à l’ancienne qui faisaient la réussite de leur premier essai.

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