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373,5 millions d'euros et au moins 25 records !




"Je suis très heureux ce soir. Je suis sûr que ceux qui ont acquis toutes ces oeuvres d'art vont les aimer", a commenté Pierre Bergé, 78 ans, qui a constitué durant 50 ans cette collection avec son ancien compagnon, le couturier Yves Saint Laurent, décédé le 1er juin dernier. Les superlatifs n'ont cessé de tomber dès le début lundi soir des enchères de la collection. Déjà annoncée comme la "vente du siècle", la dispersion de la collection YSL-Pierre Bergé, qui s'est achevée ce mercredi soir, a pulvérisé plusieurs records. Dès le premier soir de la vente, elle était déjà devenue la plus grosse vente d'une collection privée. En trois jours, elle a finalement engrangé 373,5 millions d'euros. Le précédent record remontait à 1997 avec 163 millions d'euros lors de la dispersion de la collection Victor et Sally Ganz à New York.

Et au moins 25 records ont été battus. Sept pour des oeuvres d'art moderne et impressionniste lundi, six pour des dessins ou peintures de maîtres anciens et 12 pour des œuvres d'Art déco. Et puis cette belle dernière vente, mercredi soir : les deux bronzes, qui font l'objet d'un contentieux avec la Chine qui les réclame (lire notre article), ont été vendus bien au-delà de leur estimation (20 millions), à 31,4 millions d'euros la paire. Parmi les ventes d'Art moderne et impressionniste, le tableau d'Henri Matisse "Les coucous, tapis bleu et rose" ont été vendus 35,905 millions d'euros, frais compris, soit un record mondial pour une oeuvre de l'atriste. C'est aussi la pièce la plus chère vendue à ce jour aux enchères YSL-Bergé.

La sculpture de Constantin Brancusi "Madame L.R" à été adjugée à 29,185 millions d'euros. Le tableau de Piet Mondrian "Composition avec bleu, rouge, jaune et noir" est parti à 21,569 millions d'euros. Le Marcel Duchamp, qui a détourné avec Man Ray l'étiquette d'un flacon de parfum, vendu avec sa boîte en carton (Belle haleine - Eau de voilette) pour 8,913 millions d'euros. Autres records mondiaux pour le Giorgio de Chirico "Il ritornante", à 11,041 millions d'euros, préempté par l'Etat français, le James Ensor pour "Le désespoir de Pierrot" à 5 millions d'euros et le "Gartenfigur" de Paul Klee a été vendu 3,9 millions d'euros.

Jeudi 26 Février 2009 - 11:51



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