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ANAIS MITCHELL - "Hadestown, a folk opera"

Sortie le 26 avril 2010 ( Rigtheous Babe / Naïve )




ANAIS MITCHELL - "Hadestown, a folk opera"
"Hadestown", le nouvel album de la jeune Anaïs Mitchell est la preuve même que la musique américaine a encore le pouvoir de surprendre. Conçu comme un concept-opéra politique, inspiré référence par l'ambiance cabaret des années 30 et à la prohibition, "Hadestown" renoue également avec la tradition première du folk américain, l'engagement politique et les protest songs chères à Woody Guthrie.

Pour vous faire saliver, la liste des invités est longue : on y trouve des noms prestigieux, tels que Little Folksinger et un certain... Bon Iver. Cet album est une allégorie de mythe grec d’Orphée et de sa quête impossible : ramener sa femme Eurydice des Enfers. Dans les mains de Mitchell, cette histoire est ré-imaginée dans le contexte de l’Amérique contemporaine, évoquant à la fois notre époque post-dépression, les désastres financiers actuels (bien que l’album ait été écrit avant la crise boursière) et le futur post apocalyptique. Métaphore d'un un monde où les gens se cachent derrière des murs pour préserver leurs « libertés », protéger leurs richesses.

"Hadestown" voit le jour en 2006 comme un “opera folk” live que l’auteur/compositeur, originaire du Vermont, créé en collaboration avec le directeur Ben T. Matchstick (Bread & Puppet Theater) et l’arrangeur Michael Chorney. Les 22 membres de la production recrutés, le projet tourne à travers la Nouvelle Angleterre, se rode sur la route avant même de retravailler de nouvelles chansons. De retour en studio, Anaïs Mitchell appelle certains de ses amis musiciens pour poser leur voix sur une version enregistrée. Le résultat : Justin Vernon des Bon Iver joue Orphée, Greg Brown est Hadès, Seigneur des Enfers et Ani Di Franco joue Perséphone, la sauvage femme d’Hadès, The Haden Triplets (Petra, Rachel et Tanya) dans le rôle des chœurs grecs et Ben Knox Miller des Low Anthems dans celui de Hermès, le messager des Dieux. Anaïs Mitchell chante les parties d’Eurydice, le personnage dont la mort entraîne Orphée dans « Hadestown » (la ville d’Hadès).

Beaucoup de chansons ont été écrites ou réécrites pour des chanteurs en particulier: « Les chansons sont allées vers le mythe. Mais au fur et à mesure, j’ai reconnu dans le personnage d’Orphée quelque chose que beaucoup d’artistes ressentent : un optimisme énorme. Dans les Enfers, les lois sont les lois, vous ne pouvez pas ramener quelqu’un de la mort. Orphée croit qu’il lui suffit de chanter/jouer/écrire quelque chose de suffisamment beau pour réaliser l’impossible, émouvoir le cœur de pierre d’Hadès. J’ai le même sentiment… » Dès ses premières notes, "Hadestown" est composé de mélodies irrésistibles et de poèmes qui sont la marque de fabrique de Mitchell. Histoire d’amour, conte mythique et pourtant bien réelle, ce bel album renoue avec les racines de l'Amérique et fait écho à l'actualité avec lyrisme et finesse.

Mercredi 31 Mars 2010 - 16:46



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