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Album de Gaëtane Abrial - Cheyenne song




Elle a choisi son camp, Katie Melua et Norah Jones, Zazie et Jeanne Cherhal. André Manoukian, le compositeur jazzy de Liane Foly et de Malia a reconnu la Muse qu’il attendait depuis longtemps et, sur fond de prime time télévisé, de déclarations d’amour (platonique) en gages du journal Libération (Dédé, tu citeras Saint Augustin devant Gaëtane : Dieu, donnez moi la chasteté, mais pas tout de suite), accompagne la chanteuse qui sortira 3ème de ce parcours initiatique. Si Schopenhauer a décidé de tuer la passion, Nietzsche, plus cool, prescrit de la transformer en énergie créatrice. C’est chose faite pour Manoukian qui va composer plus de 20 titres néo-folk-urbain enregistrés entre Paris, Chamonix, la colline de Fourvière et Biarritz.

Côté paroles, la princesse Cheyenne craque pour les manifestes naïfs et pointillistes de l’auteur du soldat rose : Pierre-Dominique Burgaud, (« je suis contre » , « le prêt longue durée » « pendant qu’on s’embrassait » « les bonheurs miniatures » « la fille qui dit zut »), pour le clin d’oeil Gainsbarrien de Xavier Desmoulins « initiales DD », le manifeste post moderne de Florian Gazan « 68-2008», avant de signer elle même ses confessions : Je suis accro au chocolat, « je n’sais pas dire non », « 1+1=1 » .

Sur un lit de guitares, mandolines et Dobro de Jeffrey Pevar, rude Yankee venu de l’Oregon, sideman de David Crosby, Graham Nash, Ray Charles, Carly Simon, Rickie Lee Jones, Marc Cohn, soutenu par les requins parisiens à la pulse tranquille et moelleuse, Laurent Robin aux Drums, Laurent Vernerey à la basse, aux tambours sacrés Minino Garaï, sorcier argentin et Denis Benarosh, auxquels viennent se mêler la plainte du violoncelle de Mathilde Sternat ou la sobriété du quatuor à cordes d’Anne Gravoin, le tout enregistré à Gang, le mythique studio vintage des seventies (dans lequel Ben Harper a tenu à enregistrer son dernier opus) et mixé par l’incontournable Dominique Blanc Francard, qui de Pink Floyd à Hérouville en passant par Gainsbourg s’y connaît en Seventies, Gaëtane déclencherait à nouveau la haine amoureuse de Nietzsche contre l’éternel féminin musical…

Cave Carmen ! Prenez garde au charme… Mais non point : refusez d’être charmés !

Vendredi 15 Février 2008 - 14:08
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