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Album de Kevin Michael

Sortie le 22 octobre 2007




Certains artistes ont quelque chose, d’autres ont carrément du talent. En entendant la voix de Kevin Michael, une simple écoute suffit pour savoir qu’il entre dans cette deuxième catégorie. Avec son savant et irrésistible cocktail de soul, funk, r&b et pop, Kevin évoque certaines grandes figures du passé tout en apportant quelque chose de totalement nouveau, il perpétue la tradition du r&b tout en la réinventant. Son premier album éponyme sur Downtown Records incarne le son d’un prodige revendiquant sa place sur le trône, un disque qui annonce l’arrivée d’un nouveau phénomène sur la scène internationale.

Né à Chester, en Pennsylvanie, fils d’un père noir et d’une mère italienne, Kevin a toujours baigné dans la musique. Son père, passionné de musique, était surnommé “Rick Prince” dans son quartier, car il adorait Rick James et Prince. Kevin se souvient que lorsqu’il avait cinq ans : “Il y avait un disque qui passait continuellement sur notre électrophone poussiéreux, c’était un ‘Greatest Hits’ de Patti Labelle.” Imprégné de la musique qui l’entoure, Kevin devient vite une source d’embarras potentiel pour sa mère car il ne peut s’empêcher de se mettre à chanter à tue-tête n’importe où. “Elle redoutait de m’emmener avec elle au centre commercial,” raconte Kevin en riant. “J’étais capable de me mettre à chanter ‘Me So Horny’ à pleins poumons!”

Lorsque Kevin grandit, la musique s’empare de plus en plus de lui et, dès l’adolescence, il enregistre son premier morceau. “A 16 ans, j’ai écrit ma première chanson,” raconte le jeune homme. “Une nuit, je me suis réveillé dans le studio et j’ai eu un déclic ! J’ai vraiment entendu le morceau et j’ai pensé qu’il valait mieux que je l’écrive de suite.’ Aujourd’hui encore mon père considère ce titre comme un classique.” Pour Kevin, pas de doute, la musique est la seule voie envisageable. “On m’a proposé une bourse à l’université de Hofstra, mais cela ne m’a jamais intéressé. Je crois vraiment qu’il faut faire ce que l’on veut véritablement. Ma mère n’a bien entendu pas compris mon attitude. Mais je crois sincèrement qu’il faut que je fasse mon maximum pour réaliser mon rêve.”

Concrétiser son rêve, tel est l’objectif de Kevin avec ce premier album, Kevin Michael. “We All Want The Same Thing”, le titre qui ouvre l’album, est à la fois une déclaration d’intention et une manière d’affirmer ses racines pour ce jeune artiste qui a grandi partagé entre deux univers, celui des blancs et celui des noirs (“All my gangster friends/and all my skater friends/We all want the same thing/DJ’s in the clubs/Jesus freaks and thugs/We all want the same thing”- Tous mes amis gangsters, et tous mes amis skateurs/Nous voulons tous la même chose/Les DJs dans les clubs/Ceux qui ne jurent que par Jésus et les voyous/ Nous voulons tous la même chose). “It Don’t Make Any Difference To Me”, réalisé avec la participation de Wyclef Jean, qui a également produit le titre, apporte une touche antillaise et permet à Kevin de montrer l’étendue de ses talents d’auteur-compositeur tout en affirmant sa fierté d’être ce qu’il est (“All you gotta do is look at me/Three generations of my family you see/People treat you different/When you’re in between/He was black white and she was white/You know that most people thought that it wasn’t right/I can still remember what she used to say/It don’t make any difference to me…”- il suffit de me regarder/Et tu verras trois générations de ma famille/Les gens te traitent différemment/Lorsque tu es entre les deux/Il était métissé et elle était blanche/Tu sais que la plupart des gens pensaient que ce n’était pas bien/Je me souviens encore de qu’elle leur répondait/Pour moi il n’y a aucune différence). Ce titre qui conjugue un feeling pop irrésistible et des paroles d’une rare intensité, est un véritable hymne moderne interracial.

“If I Ain’t Got You” compte parmi ces rares chansons efficaces dès la première écoute. Pur succès en puissance, il s’agit d’une chanson d’amour, pleine de mélancolie et de déception, au refrain imparable que l’on a envie de fredonner tout de suite. “Vicki’s Secrets”, qui permet de découvrir la voix de fausset de Kevin, révèle un chanteur doté d’un énorme sex-appeal et qui sait parler aux femmes. N’oublions pas non plus, “Stone Cold Killa”, son ode à Michael Jackson qui associe percussions latinos avec un phrasé pop pêchu et de superbes harmonies vocales, évoquant des moments de bonheur sur la piste de danse, entouré de jolies femmes souriantes.

“Je ne sais pas où je commence et où la musique s’arrête,” s’exclame Kevin. Avec la sortie prochaine de Kevin Michael, un premier album époustouflant qui va bientôt créer la surprise, le jeune ‘soul man’ débordant de confiance s’apprête à partager sa vision avec le public sur la route et à franchir un nouveau cap : “Je vais être tout à la fois. Monsieur Global, Monsieur Univers. J’ai les hits qu’il faut pour y parvenir – et attendez un peu de me voir sur scène !” Kevin ne manque certes pas de prétention, mais si les grandes stars du R&B n’ont jamais joué les modestes, c’est aussi parce qu’elles savaient parfaitement qu’elles

Jeudi 4 Octobre 2007 - 21:13
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