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Album de Melissa Mars - A la recherche de l'amour perdu

Texte de Melissa Mars




Mon nom est Melissa Mars, Mars comme la planète d’où je viens… peut-être. Je grandis avec un pansement sur le coeur mais plutôt que d’enfer une maladie… j’en fée une mélodie : « Papa
m’aime pas », mes premiers ‘pas dans la chanson et un premier album Et Alors ! sorti en 2003.

En 2005, le coeur à la dérive, je prends mon envol en quête d’une métamorphose, pour transformer mon mal en miel dans La Reine des Abeilles, mon deuxième album.

2007… C’est l’histoire d’une fille… A la Recherche de l’Amour Perdu… Ce nouvel opus clôture une série de 3 albums construits comme des contes reliés les uns aux autres dans la quête
initiatique d’une jeune fille en mal d’aimer...

Une quête qui m’entraîne sur les routes autour de la Terre, ma guitare, mon ordinateur et ma maman parolière sous le bras. Je déambule, nomade au milieu des volcans glacés d’Islande, au pied des cathédrales gothiques de Barcelone, en plein coeur de ground zero à Manhattan… des lieux, des couleurs, des atmosphères sombres, féeriques… qui m’inspirent Horror Movies, Nomad’s land, MarsMallow, les premières chansons que j’enregistre toute seule sur mon ordinateur portable. On en gardera même plusieurs pistes et prises de voix dans l’album ! Dont une très longue note que je n’avais jamais atteinte, « the sky » en la, dans Horror Movies !

2005. New-York. Point de départ de rencontres improbables et déterminantes… Comme dans les rêves… Par un fil de connexions étranges, je croise d’abord la route de Gary Lucas, un guitariste rock ‘n roll virtuose, qui a collaboré avec des légendes, Leonard Bernstein, Jeff Buckley, Lou Reed… Rien que ça ! On se retrouve tous les deux dans son salon, assis par terre, j’enregistre sur le petit micro de mon fidèle ordinateur un morceau de guitare qu’il vient de faire pour moi. Je garde la prise telle quelle dans l’album et je crée dessus la mélodie de Little Blue.

Le fil des connexions étranges continue et m’entraîne jusqu’au brouillard Londonien d’où émergent deux anglais bohèmes, hors du temps, férus de sons électroniques : le groupe Pressure Zone. Je craque sur une compilation de leurs musiques instrumentales, électro-underground, et j’apprends en plus qu’ils ont travaillé avec des Depeche Mode, U2, David Bowie… Rien que ça - bis !

Ils m’installent un micro et go ! Sans aucun préambule ! Morte de trac, au fond de leur studio-bunker hanté, ancien abri de guerre, je crée devant eux les mélodies d’Army of Love et 1h13. Je n’en reviens toujours pas !

2005. Paris, une nuit, 3 heures, un appel étrange. Un personnage inattendu surgit dans ma vie : Pascal Obispo. Il veut faire de la musique avec moi. C’est ce qu’il me dit. On se rencontre, on discute, on écoute, on explore les sons. Je découvre un visionnaire qui me devine et pressent ce que je recherche confusément à faire dans la musique. Notre goût commun pour la new wave des 80’s nous donne envie de chanter en duo 1980 sur son album Les Fleurs du Bien. Il m’offre aussi une première musique, je la transforme en Love Machine.

Puis, on s’isole dans la bulle d’O. pour faire d’autres chansons. Là, il m’observe, il cherche… et compose pour moi, sous mon regard, des mélodies originales, sombres, pop... différentes, qui me séduisent. Nos premières chansons naissent : Metal Boy, L’être-ange Méphisto, Et si nous 2. Et si nous 2, qu’il vient, plus tard, fredonner avec moi à son tour dans mon album…

Mars 2007. Je me lance dans la réalisation de mon album. Je m’entoure de Lilas Klif, ma complice de toujours, et je me connecte à un binôme inédit de la scène électro : Rob et Jack Lahana. Rob, clavier du groupe Phoenix, Mister Jack, ingénieuX du son (Brigitte Fontaine, Winter & Bogue…).

On crée ensemble en atelier, comme des alchimistes, on expérimente un mélange d’instruments synthétiques et acoustiques : une boîte à rythmes mixée à des vraies batteries, le trident, le triton, et le MS20, mélangés à un vrai piano, wurli, rhodes, guitares (jouées par Bogue & moi aussi), tablas... Et d’autres instruments moins communs queme fait découvrir Rob : le marimba, le kalimba le petit componium… J’explore aussi un autre instrument… ma voix,
qui mue, qui s’ouvre, qui me surprend, qui s’envole de plus en plus bas, de plus en plus haut… Ho !

Dans un audacieux mélange d’univers, de connexions, de personnalités, de couleurs et de sons, on façonne ensemble peu à peu mon nouvel album qui s’ouvre sur une army explosive de chansons pop-électro, et déferle, rapide, comme une vague qui s’assombrit, éclate et finit en sons rock & live.

C’est l’histoire d’une fille qui répare son petit coeur au fil des chansons… Elle dessine une Love Machine, son accroche-bonheur… guidée par les petites fées de l’Army of Love… elle court à la recherche de l’amour perdu.

Vendredi 31 Août 2007 - 13:22
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