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Album de Pascale Picard - Me myself and us

Sortie le 9 juin 2008




Il y a à peine deux ans, Pascale Picard naviguait sur les scènes des bars de Québec, sa ville natale. Aujourd’hui, c’est tout un pays qui reprend ses chansons en choeur. Son premier album, Me, Myself and Us, sorti en avril 2007, a aussi bien conquis le public que la critique. Avec plus de 150 000 exemplaires écoulés en quelques mois (certifié double platine), il a imposé son auteur comme la révélation pop anglophone de l’année. Une success-story qui ne fait que commencer : nominée aux Juno Awards 2008 (les Victoires de la Musique canadiennes) dans la catégorie Artiste de l’Année, Pascale s’apprête à entamer une tournée monstre au Canada, dont la plupart des dates sont déjà complètes. Un incroyable phénomène, auquel l’Europe ne restera pas insensible. Et le nouveau chapitre d’une belle aventure, menée de front par une artiste rare, et par son groupe.

A 13 ans, Pascale apprend la musique grâce aux trois accords que lui montre son père sur une guitare, et l’anglais grâce aux Beatles, dont les disques tournent à la maison. Ado, elle compose ses premières chansons entre deux reprises de Weezer ou de NOFX (dont on retrouve aujourd’hui l’empreinte sur l’énervé « A While »). Mais elle s’approprie aussi les classiques pop et folk (Simon and Garfunkel, Radiohead, Alanis Morissette) que le public aime entendre dans les bars musicaux dont elle pousse les portes dès ses dix-huit ans.

En 2002, elle rencontre son groupe, Mathieu Cantin (guitare), Philippe Morissette (basse), et Stéphane Rancourt (percussions). Avec eux, Pascale enregistre une démo qui fait le tour de la ville, avant d’atterrir dans une maison de disques, qui la signe immédiatement. Elle a 24 ans, et va enfin pouvoir enregistrer son album, à elle.

A elle… ou plutôt à eux. Pascale insiste : « on compose en groupe. J’arrive avec une mélodie, ou Mathieu avec un riff, on jamme, et c’est ainsi qu’une chanson va naître. Ensuite, j’affine sa structure autour du texte. Nos influences sont mêlées dans le disque : Stéphane aime le jazz, Philippe le rock, et Mathieu est très blues. Moi j’écoute du punk rock, mais aussi Leonard Cohen ou Johnny Cash. Du coup, chaque chanson a son propre univers. Le fil conducteur, ce sont les textes. »

Des textes qui, des doux-amer « Gate 22 » et « Let’s Have A Drink » au poignant « Useless », sont tous très personnels : « la musique m’aide à prendre de la distance par rapport à certaines émotions, pour mieux les apprivoiser. Je n’ai pas composé mes chansons dans l’optique de faire un album à tout prix, mais parce que j’en ai besoin. »

Me, Myself and Us dessine le portrait sans fard d’une fille à la fois fragile et forte. Ce qui la blesse : l’opportunisme, la fausseté, dénoncés avec colère sur « Unconscious Liars » ou « Annoying ». Son énergie, elle la puise dans son groupe, et dans tous ceux qui l’accompagnent au quotidien. Pascale n’a rien d’une artiste narcissique, centrée sur ses douleurs. D’où le titre de son album (« moi, moi-même et nous ») : « C’est mon attitude par rapport à la vie en général : seul, on n’est rien. Et si personne n’est là pour aimer ta musique, tu n’es rien non plus. »

Un problème que Pascale a dépassé depuis longtemps : touchés par ses chansons et sa sincérité, ses compatriotes ont eu un coup de cœur massif pour le disque, certifié platine en quelques mois. Mais Pascale garde la tête froide : « le succès n’a pas changé grand-chose, juste que davantage de monde vient nous voir en concert. Avant, on jouait devant vingt personnes parfois venues par hasard. Maintenant, les shows sont complets et le public chante les paroles. J’ai vraiment l’impression de partager quelque chose. »

Une générosité que Pascale entend bien emmener avec elle lorsqu’elle traversera l’Atlantique.
Bientôt, « nous » serons encore plus nombreux à ses côtés.

Vendredi 4 Avril 2008 - 20:47
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