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Album de Prohom - Allers Retours


Auteur, compositeur, interprète de talent et véritable bête de scène, Philippe Prohom nous revient avec un troisième album à fleur de peau, surpenant et brillant.



En 1998, après un parcours riche et varié (théâtre et musique principalement), Philippe Prohom trouve sa voix artistique et la confiance nécessaire pour partir sur la route et proposer son répertoire de chansons à texte sur fond d’électro-rock. Aidé par un management rigoureux (Myriam Kanou) et un line-up efficace et talentueux (Yann Coste à la batterie, Manu Praz à la guitare), Prohom se perfectionne en sillonnant la France et en travaillant en partenariat avec des salles lors de nombreuses résidences (Cave à musique à Mâcon et Brise-Glace à Annecy notamment.) Il se fait rapidement une belle réputation sur scène et trouve le soutien de nombreux réseaux, comme les Transmusicales de Rennes, les chorus des Hauts de Seine (prix sacem en 2000), la fedurock, le printemps de Bourges (découverte chanson en 2001), les MCM sessions (vainqueur en 2002) ou les Francofolies de la Rochelle.

La signature chez Polydor puis chez universal publishing est vécue comme une suite logique des événements et le premier album voit le jour à l’automne 2002. Réalisé par Phil Délire, l’album éponyme de Prohom se fait surtout remarquer par ses textes, avec des singles forts (« ça oublie d’aimer », « Georges »), des titres d’albums impliquants (le dérangeant « mise en bouche » qui traite de pédophilie) ou l’introspectif « le miroir et moi ». L’accueil public et professionnel est plus qu’enthousiaste, le groupe passe par le Québec (Francofolies de Montreal), la Belgique, la Suisse (nombreuses dates et double carton au paléo festival de Nyon en 2003), et la tournée commencée 4 ans plus tôt se termine 500 dates plus tard, le 11 décembre 2003 dans un Elysée Montmartre blindé et survolté !

En mai 2004 sort le deuxième album de Prohom : « peu importe » réalisé par Fabrice Leyni (accompagné d’un dvd et d’un court-métrage du même nom signé Laurent Bouhnik). Toujours sur de solides mélodies et des arrangements électro-rock, Philippe continue de poser à l’instinct ses textes coups de gueule (« prouvez le moi »), ses réactions viscérales et épidermiques (« amer »), l'ensemble sur fond d'introspection forcenée (« de face », « né à la place d’un autre »). Damien Habouzit rejoint l’équipe à la basse et l ‘intensité de la tournée qui accompagne l’album est à la hauteur des prestations du groupe. 110 dates se succèdent, et Prohom séduit son public toujours plus nombreux lors de ses concerts. En fin d’année 2005, après quelques 600 dates, Philippe dissous son équipe au bord de l’implosion et quitte sa maison de disque, estimant que le talent scénique du groupe n’a pas été assez exploité par celle-ci (suivi promotionnel et retombées des concerts).

En 2006, Philippe Prohom se repose, écrit, compose, remixe ou produit pour les autres, travaille en formule piano/voix, intervient au chantier des francos en tant qu’intervenant scène, crée un label (97 records) avec Myriam Kanou pour produire son album et décide en 2007 de revenir au-devant de la scène, du public et des medias, avec un album intitulé « Allers Retours ». Il en assure la réalisation et partage le mix avec un nouveau collaborateur de talent : Jack Lahana, présenté d’ailleurs par l’équipe de polydor avec laquelle il entretient toujours de bonnes relations. Désormais signé en licence par le label indépendant AT(h)OME, Philippe s'entoure d'un nouveau line-up avec François Lebleu (batterie), Frédéric Dubois (basse), Arnaud Jouffroy (guitare) et Christian Fradin (machines et claviers), qui l’accompagnent en studio et sur scène. Ce nouvel album dépasse les frontières déjà explorées : résolument, placé sous le signe de l'émotion et de la sensation, la musique de Philippe Prohom s’adresse dorénavant bien plus au corps qu'à l'intellect. Composé de 12 nouveaux titres, « Allers Retours » est un album de chansons rock, toujours teinté de sonorités électro, même si l’ensemble est plus tourné vers le binaire et la pop. Dévoilant un concept où tous les titres sont liés par des instrumentations, des extraits de poèmes, ou des bruitages, l’album s’écoute comme un voyage de 45 minutes, au coeur de l’univers et de la vie de l’auteur… On y voyage en train (« jamais dans le bon sens »), on y fait des rencontres (« la fille du train »), on l’accompagne en pleine insomnie ou en plein bad trip (« un inconnu »), on y chante des « conneries » (« mon étiquette »), on est témoin de sa passion non dissimulée pour d’autres chansons (« autour de Lucie ») et l’on découvre toujours différentes facettes de sa personnalité, emplie de paradoxes, de doutes et d’envies assumées (« grossier », « en forme »,« le meilleur »).

Artiste reconnu aujourd’hui pour ses compositions originales, ses textes ciselés, ses refrains puissants, comme pour ses représentations scéniques d’une énergie, d’une humanité et d’une sincérité rare, Philippe Prohom repart sur les routes à partir d’avril 2007 pour une tournée prometteuse et attendue…

Dimanche 10 Février 2008 - 23:41
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