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Album de Rit - Bric à brac

Sortie le 12 mai 2008




Après le dépouillement de « Sans tambour ni trompette », son deuxième album, la diversité de « Bric à brac » (à paraître le 12 mai 2008) étoffe le répertoire de Rit d’un bouquet de nouvelles couleurs.

Sans renoncer à la simplicité, ni à l’intimisme qui ont rendu jusque-là si précieuse la lumineuse douce-amertume de cet homme-orchestre marseillais, ce troisième opus s’épanouit au contact d’une fructueuse variété de styles et de musiciens.

Parmi toutes les particules constituant « Bric à brac », le contre-temps caribéen reste une matière de premier plan. Tel un soleil de Kingston se miroitant dans les calanques, le reggae illumine le sentiment amoureux de « L’âme sœur », la révolte écologique de « L’horreur est humaine » (avec le slam de Paul Morgan, complice de Burning Spear et chanteur des Messengers), tout en dessinant en filigrane sa douceur débonnaire dans nombre d’autres titres.

En cousin blanc, le folk frissonne avec nostalgie dans « La mer ». Doué depuis toujours pour les comptines et leur façon naïve d’aborder la gravité, Rit les rappe - le sifflotant « C’est la vie » - ou les pare de cordes pimpantes - « Tonton chocolat », « Toi et moi » (l’histoire vraie d’un couple franco-africain cassé par l’administration).

Son dégoût des abus de pouvoir s’exprime avec drôlerie dans « T’es qui toi » - l’histoire d’un fumeur de joint contrôlé par la police - au son des amis tziganes de Poum Tchak, pour un pastiche de swing années 30. Quand tabla et blues hindouïsant enfument l’anglophone « In My Mind ».

Mais Rit le « cool » peut aussi cacher son sourire derrière un regard charbonneux. Electronique et guitare rock durcissent la musique de « Robin des quoi », pamphlet d’actualité contre les politiciens prêts à renier leurs engagements face aux exigences des plans de carrière.

En concert le 13 mai 2008 à l'Européen à Paris

Samedi 5 Avril 2008 - 22:54
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