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Album de Sophie Ellis-Bextor - Trip The Light Fantastic

Sortie le 11 juin 2007


Sur cet album, Sophie Ellis-Bextor a travaillé avec bons nombres de collaborateurs choisis parmi la crème de la pop, tels Hannah Robinson et Fred Schneider des B 52s. Sortie de l’album Trip The Light Fantastic chez AZ le 11 juin 2007.



Sophie-Ellis Bextor a passé plus de temps dans les cabines d’essayage de la pop que la plupart de ses pairs. Dans ce genre, elle est l’une de celles qui changent le plus souvent de silhouette, s’étant déjà métamorphosée de princesse de l’indie habillée de chic à pétulante chanteuse pour le public d’Ibiza avec theaudience et Groovejet, avant de devenir une divinité du dancefloor à part entière sur son premier album solo, ‘Read My Lips’ puis, clin d’œil à ses racines Britpop, une sirène au songwriting sophistiqué avec ‘Shoot From The Hip’.

Après la naissance de son bébé, Sonny, en 2004 [qu’elle a eu avec son mari Richard Jones, bassiste de The Feeling], Sophie est retournée en studio pour travailler sur son troisième album solo, un processus délibérément long, écrivant au moins entre 70 et 80 chansons et travaillant avec bon nombre de collaborateurs choisis parmi la crème de la pop, tels Hannah Robinson et Fred Schneider des B 52s. “C’est sans aucun doute la période la plus longue que j’aie jamais passée à préparer ma musique et j’ai réalisé que tout ce que j’avais fait d’autre au cours de ma carrière avait été fait en réaction à des circonstances particulières, tandis que cette fois, j’avais l’occasion de prendre mon temps et d’être objective. Le luxe!”

C’étaient certainement les circonstances qui avaient conduit Sophie à se lancer dans la musique. Après avoir rencontré le musicien Billy Reeves dans une discothèque Britpop et formé theaudience, elle s’est révélée sous la forme d’une voix féminine habillée de façon chic dans un environnement dominé par les garçons indie. Après la séparation du groupe en 1998, elle est réapparue sous la forme, à l’époque, de la voix inattendue d’Ibiza 2000, prêtant ses talents vocaux au Groovejet’s (If this Ain't Love?) de DJ Spiller, qui a été No.1 un peu partout dans le monde.

‘Read My Lips’, le premier album solo de Sophie, a suivi en 2001, l’œil résolument fixé sur le dancefloor et ses chansons classée dans les charts où ‘Take Me Home’, ‘Murder On the Dancefloor’ et l’album lui même ont tous atteint le No.2. L’album s’est vendu à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde. ‘Shoot From The Hip’, en 2003, l’a vu s’éloigner de la boule à facettes, le mot “disco” étant banni des séances d’enregistrement avec les héros de la Britpop Alex James et Bernard Butler. Cette année-là, Sophie a signé son retour public en devenant le visage emblématique de la chaîne de magasins Monsoon.

Mais assez d’Histoire! Venons-en à aujourd’hui, et à ‘Trip The Light Fantastic’ dont Sophie, un mètre quatre-vingt en talons et aimant toujours porter une belle robe à l’occasion, dit qu’il reprend les choses là où son premier album les avait laissées, parce qu’elle était dans un état d’esprit similaire, ne sachant pas ce qui allait se passer. “Je l’ai juste fait pour moi. Comme j’ai une vie en dehors de mon travail, maintenant que je suis une femme mariée et une mère, je sens plus ou moins que je ne suis plus si dépendante de ma carrière pour être heureuse. En même temps, votre travail prend un nouveau genre d’importance, parce que tout ce qui vous éloigne de votre foyer doit compter encore plus. Je suis plus motivée qu’avant, mais je me connais aussi beaucoup mieux.”

‘Trip the Light Fantastic’ est, dit Sophie, “une invitation à danser”. C’est la meilleure excuse de l’année pour lâcher vos cheveux et enlever vos talons aiguilles ou les enfiler, comme vous préférez. Le premier single, ‘Catch You’, écrit par Cathy Dennis, combine guitares, claviers dynamiques et un riff qui s’infiltre dans votre cerveau et y reste logé pendant trois minutes d’un tourbillon décapant les guitares anguleuses de la nu wave avec une mélodie pop obsédante.

Il y a des références à son passé au soleil d’Ibiza sur ‘Me And My Imagination’, un disco clignotant nourri de violons tournoyants sur fond de groove house vertigineux, dont Sophie dit que c’est le morceau le plus facilement conciliable avec l’ensemble de ‘Read My Lips’. Ailleurs, c’est le son d’Ellis-Bextor, mais avec toute une série de tournures modernes. ‘New York City Lights’ sonne comme Kraftwerk qui aurait découvert les guitares, immergé dans la pop scandinave d’un autre monde, de Abba à A-Ha. ‘ If You Go’ voit Xenomania pousser un rythme de samba ensoleillée derrière le chant à la précision parfaire de Sophie. Sur ce titre, comme partout ailleurs sur ‘Trip the Light Fantastic’, il est beaucoup question de prendre le soleil avant qu’il ne disparaisse.

Les fans du côté le plus kitsch de l’œuvre d’Ellis-Bextor – de ‘Murder On The Dancefloor’ à la reprise inspirée de ‘Yes Sir I Can Boogie’ – ne doivent pas craindre que cette sérénité familiale ait eu raison du style théâtral faussement modeste à la Broadway et des numéros de danse fraîchement chorégraphiés. ‘The Only One’ est la première de deux collaborations avec Dan Gillespie Sells de The Feeling, sur laquelle Sophie promet “de transformer ces larmes en vin” sur un lit de fortune de honky tonk, avec un solo de saxophone super sexy. ‘If I Can’t Dance’ n’est pas le combat de Sophie contre Loi de Justice Pénale, mais reprend le slogan féministe "Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution" et le propage, au deuxième degré, dans une grande bringue pop futuriste qui sonnera parfaitement à sa place des clubs sans nom de Kingsland Road aux bars à vin de Kingston Upon Thames.

Ce qui nous ramène à la nature changeante d’Ellis-Bextor. “Je ne me suis jamais sentie une vraie enfant indie, à l’aise dans tout ce truc de festivals et du fait de se couvrir de boue,” dit elle-même notre lady. “Et je ne me suis jamais sentie tout à fait assez cool pour toute cette scène d’Ibiza. Je ne veux pas avoir l’air prétentieuse – j’ai adoré le temps que j’ai passé dans chacun de ces camps – mais il s’agit plus du fait que je ne me suis jamais vraiment senti faire partie de quoi que ce soit. Mais, là encore, montrez-moi une pop star qui se sente appartenir à quelque chose.”

‘Trip The Light Fantastic’ sonne comme si Sophie Ellis-Bextor savait vraiment à quoi elle appartenait – nous traînant sur le dancefloor, prise de folie furieuse dans des robes incroyables. “J’aime le côté cartoonesque et irréel de ce que je fais. La pop music devrait être extrême, une version fluo de la réalité. Qui veut du quelconque? C’est ennuyeux. S’il vous plaît, donnez-nous des trucs scintillants.”

Lundi 14 Mai 2007 - 21:24
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