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Album de Tue-Loup - Le lac de Fish




L'histoire du groupe de rock français Tue-Loup démarre en 1996. La formation est composée de Xavier Plumas, le chanteur, et des musiciens Thierry Plouze, Romain Allanot, Stéphane Gosnet, Eric Doboka et Christian d'Asfeld.

La Bancale, le premier album des acolytes, sort en 1998. Suivent les disques La Belle inutile en 1999, Penya en 2002 et Tout Nu, un CD composé de versions acoustiques en 2004. Ils reviennent dans les bacs un an plus tard avec l'opus Rachel au rocher.

Tue-Loup
En janvier 1996, quatre amis habitant dans la Sarthe décident de former un groupe. Xavier Plumas (chanteur, auteur, guitariste acoustique), Thierry Plouze (guitareélectrique), Romain Allanot (Batterie et percussions) et Stéphane Gosnet (basse), tirent leur nom d’un lieu-dit situé à 30 kilomètres à l’est du Mans, Tue-Loup.

Pendant trois mois, ils répètent et mettent en place un répertoire. En deux jours et trois nuits ils enregistrent neuf morceaux dans la ferme de Tue-Loup où habite Thierry Plouze. Le 14 juin 1996, ils donnent leur premier concert au Mans.

En novembre 1996, ilssortent leur premier album auto-produit Les Sardines, tiré à 600 exemplaires, qui sera vendu lors de leurs concerts.

A la fin de l’année ils sont rejoints par l’ingénieurdu son Robin Dallier, membre du groupe à part entière.

En janvier 1997, sous la houlette de ce dernier ils enregistrent toujours à Tue-Loup, dans des conditions live les chansons qui constitueront leur deuxième album. Après avoir signé chez PIAS France, label indépendant qui compte dans ses rangsMiossec, Tue-Loup sort La Bancale le 1eravril 1998.

L’album s’ouvre sur un instrumental, puis mélange habilement folk et rock (« En rasant les murs »,« Morphlée », « Le nœud », « La bougie »), passe par un blues (« Putain d’été »),
une ballade avec un texte librement adapté d’une poésie tzigane (« Kaj Maj»), une reprise électrique de « Mon amant de Saint-Jean», interprétée initialement par Lucienne Delyle en 1942, se termine par une ballade entre arpèges de guitare acoustique et contrebasse (« Quittons la France »), le tout porté par les textesintimistes et concis de Xavier Plumas.

Tue-Loup, suite à la sortie de l’album tournependant un an, en France, Suisse et Belgique, se produisant aux côtés notammentde Yann Tiersen et Superflu.Début juin 1999, le groupe s’envole pour Marrakech. Il y enregistre en un mois de nouvelles chansons dans un riad de la médina.

La Belle inutile, tiré du nom d’un autre lieu-dit de la Sarthe paraît en novembre 1999. De Marrakech, le disquerapporte le bruit des oiseaux dont les nids peuplaient la maison, et surtout un son plus ample.

Le folk-rock d’ascendance américaine de Tue-Loup est moins violent quesur La Bancale, les guitares électriques moins tranchantes qu’auparavant, sauf audétour de certains refrains comme sur « Merlin» et « Gorki ».

Les textes poétiquesde Xavier Plumas abordent une nouvelle fois deux thèmes récurrents, l’amour difficile(« La Purge », « Le Calepin », « Ta Loche ») et la mort (« Gorki », « A la mêmeenseigne »).

Tue-Loup repart en tournée, croisant entre autres au fil des concerts,Dionysos et Mickey 3d.
Après 130 dates, le groupe fait une pause à partir d’avril2001.

Tue-Loup est de retour en octobre 2002 avec Penya (mauvais garçons en patoissarthois), quatrième album aux horizons musicaux élargis, sorti sur le label Le VillageVert.

Tout d’abord, le groupe accueille un nouveau bassiste, Eric Doboka. Surtout, les claviers font leur apparition avec l’arrivée du pianiste Christian D’Asfeld. L’album est enregistré pour la première fois en studio. Le piano insuffle une couleur jazzy aufolk-rock de Tue-Loup, notamment sur « Toro », « Les Diamants » ou encore« Buse », et le guitariste principal Thierry Plouze se met un peu en retrait.

Le groupe flirte aussi avec le rap en compagnie de Rom Liteau qui tchatche sur « La main droite du batteur d’Elvis » et « Aucun signe ». Tout comme Silvain Vanot sur son dernieralbum, Tue-Loup reprend une chanson du réunionnais Alain Peters (« Rest’làMaloya »).

Les textes sont plus poétiques qu’avant, moins explicites, utilisant un bestiaire de plus en plus fourni. Xavier Plumas se met même à la place depersonnages féminins dans « Le Temps long » et « Le Facteur cheval ».

Après un anet demi d’absence, Tue-Loup repart à la rencontre du public. Sur scène, le groupe joue ses derniers morceaux et des anciens réorchestrés avec le piano, tout enlaissant plus de place à l’improvisation. La tournée débutée en novembre, passe parle Café de la Danse à Paris le 18 décembre 2002, et se prolonge tout au long dupremier semestre 2003.

La même année Tue-Loup participe à Avec Léo, albumhommage à Léo Ferré, en reprenant "La solitude".

En février 2004 paraît Tout nu, dans lequel Xavier Plumas, Thierry Plouze et une choriste (Babeth Contet), revisitent le répertoire de Tue-Loup en acoustique. A l'automne 2004, le groupe termine le mixage d'un nouvel album prévu pour 2005.En avril 2005, Xavier Plumas, chanteur de Tue-Loup, publie sous le nom de Fulbert un album intitulé Les Anges à la sieste. Il est accompagné par l'ancien batteur deSloy, par un bassiste-pianiste et par Marie Lenfant au chant.Le nouvel album studio de Tue-Loup, Rachel au rocher, paraît le 18 octobre 2005.Une nouvel fois enregistré dans la campagne sarthoise, cet opus s'inscrit dans lacontinuité du précédent, Penya, à cette différence prêt que le piano désormais atrouvé sa place et est parfaitement intégré comme instrument soliste au sein du groupe.

Les membres de Tue-Loup ont choisi dès le départ de composer etd'enregistrer vite afin de conserver un maximum de spontanéité.

Ces onze morceaux proviennent à 50 pour cent d'improvisation lors des répétitions. Le groupe adéveloppé une multitude d'idées afin de construire ces morceaux qui reflètent unegrande liberté dans la composition.

Rachel au rocher s'ouvre sur "City-Light" à larythmique soul/funky et aux chœurs féminins accrocheurs.

La ballade "Corps debête" se déroule tout en fluidité avec intervention de guitare slide. "Les yeux de l'âne"et "Les grands pins" bénéficient d'une touche jazzy avec la trompette de Jean-PierreDerouard.

Sur un texte de l'écrivain normand Stéphane Herzog, "Je m'aplatis" avecsa rythmique lancinante mêle piano jazzy, harmonica et guitares blues rock prochesde l'univers de Kat Onoma. "Le martin pêcheur" revient à un rock direct aux guitaressaturées et acérées.

"Elias", seul morceau en anglais, sonne un peu cabaret avec l'arrivée du piano. L'album contient
également "Pas d'chant, pas d'krumar",instrumental rock avec cassures rythmiques et "Je n'ai pas soupé", magnifiqueballade folk finale.

Tue-Loup se produit le 2 décembre sur la scène de la Maroquinerie à Paris et le 9 décembre dans le cadre des Bars en Trans, auxTransmusicales de Rennes. Le groupe entame une tournée mi-janvier 2006, avec un passage à La Réunion en mars à l'occasion d'un festival hommage à Alain Peters. © Hall de la Chanson

Dimanche 4 Novembre 2007 - 19:30
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