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Allez-y avec vos enfants !


Des villes futuristes, des conteurs qui font découvrir les arts premiers aux petits, des robes de princesse ou des chiens de stars : ces expos plairont à toutes les générations.



Un peu comme des voitures, elles sont familiales, ces expos. Confortables. Elles tiennent la route. Pas si facile de trouver des musées où les petits n’accompagnent pas les grands contraints et forcés, ou l’inverse quand la visite est totalement ciblée jeune public. Ici, chacun devrait y trouver son compte et son plaisir.

Des villes de rêve au Centre Pompidou
Dès l’entrée, ça clignote, ça brille de partout, sans temps mort.
Néons, flonflons de l’Expo universelle 1900 à Paris. Un diaporama retrace la construction de la tour Eiffel. L’exposition « Dreamlands », au Centre Pompidou, démontre que les mégalopoles Paris, New York, Las Vegas, Dubaï ou même des villes imaginaires dont des artistes inventent la maquette sont d’abord des rêves. Et qu’il faut être un peu fou, plutôt que raisonnable, pour inventer une cité qui marquera l’histoire. Fou comme Dali dont sont exposés des fragments de son pavillon « Rêve de Vénus » à la foire internationale de New York, et son canapé en forme de lèvres qui plaira aux petites filles. Il n’y a pas d’âge pour être bluffé par la forêt de gratte-ciel de Kader Attia, dont on découvre avec émerveillement qu’il s’agit de 19 réfrigérateurs de rebut, recouverts de tesselles de miroir. Ou par les formidables automates en carton de Malachi Farrell, « Nothing Stops a New Yorker » (Rien n’arrête un New-Yorkais), avec leurs bras articulés qui bougent sur du rap, dans un show à la « Toy Story ». Comme un jouet, sur une mer de cartons de déménagement. Une ode à la récup ingénieuse. Des ados restent scotchés. Les gamines, elles, vont s’arrêter devant une valise magique, ouverte sur de petits immeubles en tissu.
Les couleurs éclaboussent de bonne humeur, d’ironie aussi dans les photos de Martin Parr, qui a saisi tant de scènes absurdes du quotidien, comme ces touristes américains à Las Vegas. « Dreamlands » est sous-titré « Des parcs d’attractions aux cités du futur » : la ville devient un parc à thème, un gigantesque manège. Comme cette photo panoramique des lettres Hollywood sur une colline californienne, calligraphie à la fois mythique et dérisoire dans un paysage désertique. L’usine à rêves et son envers.
Jusqu’au 9 août au Centre Pompidou (Paris IV e ), de 11 heures à 21 heures Place : 12 €. Catalogue abrégé, 8,50 €.

Robes de princesse chez Saint Laurent
Les garçons y seront peut-être moins sensibles, encore qu’il n’est jamais trop tôt pour s’initier au bon goût et au glamour. Les petites filles, elles, ne savent plus où donner de la tête parmi toutes ces robes de l’exposition Yves Saint Laurent au Petit Palais. Laquelle préféreront-elles ? Ce manteau avec des dizaines de lèvres brodées en rose, brillantes, cette robe entièrement en plumes, ces modèles africains ou ce manteau de renard vert qui fit scandale en 1971, ou encore la salle entièrement consacrée à Catherine Deneuve, l’héroïne de « Peau d’âne »… Une féerie absolue.
Jusqu’au 29 août au Petit Palais, avenue Winston-Churchill (Paris VIII e ), de 10 heures à 18 heures Entrée : 11 €, réduit : de 5,50 € à 8 €.

Week-end des enfants au Louvre
Le pavillon des Sessions, au musée du Louvre, a préfiguré le Quai Branly en présentant depuis dix ans 120 chefs-d’oeuvre des civilisations africaines, océaniennes ou asiatiques notamment. Cet anniversaire est fêté par une mise en scène renouvelée, et un dimanche spécial enfants : à 14 heures, 15 heures et 16 heures cet après-midi, des conteurs leur racontent 6 000 ans d’histoire à travers des masques canadiens indiens, une sculpture inuit, un masque mi-femme mi-oiseau de Guinée, une mère sculptée qui allaite dans le Cameroun du XIX e siècle. Les 6-12 ans sont invités à jouer dans le musée à partir d’un livret-jeu.
Jusqu’au 26 juillet, chefs-d’oeuvre du musée du Quai Branly au Louvre (Paris I e r ), pavillon des Sessions, entrée directe par la porte des Lions, côté Seine, de 9 heures à 17 h 30. Entrée : 9,50 €.

Balade avec des chiens de stars
C’est vite vu, mais bienvenu à l’occasion d’une balade dans le Marais. Le musée de la Chasse et de la Nature présente d’étonnants portraits de chien de célébrités : ces petites bêtes dont seules les jolies gueules sont photographiées en gros plan s’appellent Uma Adjani, Léda Lambert, Loopy Auteuil, Typhon Giscard d’Estaing, Alphonse Mitterrand, Chaussette Pancol (comme sa maîtresse la romancière à succès), ou Dash Bern, au museau aussi aristocratique que son propriétaire cathodique. Le photographe Antoine Schneck a su capter leur drôle d’animalité-humanité.
Musée de la Chasse et de la Nature, 62, rue des Archives (Paris III e ), de 11 heures à 18 heures Entrée : 6 €.

Dimanche 30 Mai 2010 - 12:55



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