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Amélie - DIna Dinah

Sorie prévue pour le 25 mai 2009




Amélie - DIna Dinah
Amélie, un prénom sorti de l'anonymat en 2006 avec un premier EP "From the Burning Tree to the Monster Mountain" annonçant les couleurs de l'album "The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car" sorti un an plus tard. Un conte mystique et saisissant dont la jeune femme était l'unique chef d'orchestre, entourée de musiciens talentueux aptes à se soumettre à sa sombre harmonie. Un fourmillement d'idées et de petits arrangements avaient fait de cet album une renaissance folk inspirée de Johanna Newson, traçant les chemins d'une Björk totalement imprévue. On se doutait bien alors que ses multiples rencontres, notamment avec Jon Smith, Cyrz ou encore Thomas Mery, réalisateur du premier disque, avaient porté leurs fruits, apportant la main d'oeuvre idéale pour le bel édifice que la jeune artiste était en train de mettre sur pied: un royaume fait de magie et de poésie à la fois, de discrétion absolue et de subtilité entraînant dans ses sillages l'assurance et l'avenir d'une riche carrière. Signée chez Boxson et partie sur les routes d'une longue tournée, rien de tel pour répondre à la spontanéité inouïe et à la fraîcheur d'une jeune artiste en devenir, sensible et imparable.

Deux années ont maintenant passé, sans oublier les prémices du talent Amélie, qui entre temps a remporté le prix Adami Bruno Coquatrix 2009 avec "The Real Nature of the Fantastic Ice Cream Car", et partagé la scène avec Moriarty, The Dirty Three, Herman Düne ou encore les French Cowboys. Ainsi, comme une promesse tenue, la jeune femme revient d'un long périple s'entourant des mêmes musiciens, en équipe restreinte cette fois-ci, et s'éloignant de l'univers un peu étrange et enfantin de Tim Burton.

La jeune auteur se libère de ses noirs desseins et s'aventure fièrement vers des contrées folk moins mélancoliques, un brin plus pêchues. Arborant toujours cette voix si spéciale, à la fois douce et rauque, onirique et impétueuse. Ce qu'on retiendra de ce second disque, c'est la preuve que la demoiselle forge ses mélodies comme un artisan polit ses pierres. Méticuleuse, elle prouve avec un sursaut de volonté que l'avenir musical devra la compter dans ses rangs, et on devine à quel point le monde folk se languit déjà de son retour sur le devant de la scène.

Dix plages qui s'allongent avec le souhait que l'éternité l'accompagne, comme la poésie du moment, bercées par les doux balafons, le ukulélé ou encore l'autoharpe dont Amélie profite de l'effleurement sensuel des cordes. Enregistré une fois encore par Miguel Constantino "à la maison", voici encore une preuve que la simplicité une fois ajoutée au talent peut faire des merveilles. Car ce torrent de sensations fige le temps, et attire vers un idéal où les quelques minutes fugaces vous enivrent d'un parfum de bien-être. Egarés dans les sillages de cette artiste, vous n'aurez pas d'autre choix que de vous laisser absorber par l'appel du large comme si les sirènes hurlantes promettaient une visite inespérée vers des abysses profondes. Les sonorités résonnent avec hargne, sagesse et volonté de surprendre. Une nouvelle flèche vient d'être tirée et il est fort probable qu'elle touche le coeur de chacun. Inutile pourtant de tenter de percer les secrets de l'auteur, toute tentative sera vaine. C'est bien connu: on ne saisit jamais une étoile filante...

Dimanche 22 Mars 2009 - 19:01



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