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Controlling crowds - Edition limitée

Archive n'est pas vraiment un groupe. Plutôt une entité mutante à géométrie variable, une arborescence en perpétuelle évolution. Depuis leur apparition il y a plus d'une décennie, ce collectif britannique a en effet régulièrement fait table rase du passé, passant à travers différentes métamorphoses du trip-hop au rock progressif, des sonorités électro à d'autres plus organiques. Leur septième album «Controlling Crowds» est le résumé de tout cela, à la fois un retour aux sources et une synthèse de leurs influences.

Manifeste de treize chansons divisé en trois chapitres, ce disque se présente comme une idéale passerelle entre Prodigy, Pink Floyd et le Massive Attack des origines. Avec un propos : En Français, « Controlling Crowds» signifie en effet contrôler les foules. Explications en substance de ses auteurs : «L'Histoire de l'humanité nous prouve que l'obsession de la domination et du contrôle de l'autre est toujours justifiée par les philosophies et les croyances. Le chaos de l'humanité est une chose magnifique. Mais est ce pour autant que cette beauté doit devenir uniformité ? La société occidentale est devenue déconnectée avec elle-même, centrée sur elle-même et méprisante avec l'environnement. Le progrès est trompeur : Nous possédons et produisons bien plus que nos besoins et nous nous laissons fasciner et écraser par ces conforts. Des facilités qui nous empêchent d'aborder la vie d'une façon simple et instinctive.» L'inspiration d'Archive pour ce «Controlling Crowds» résulte de ce constat, de la vision d'un monde où les hommes n'ont jamais été à la fois aussi libre et aussi subtilement manipulé. Maître en télescopages entre brutalité sonore et désirs romantiques, Archive fonce alors droit dans le mur du futurisme. Évoquant, par la seule force de sa musique, une foule d'images en cinémascope. Comme l'atteste le premier single extrait «Bullets» et son clip réalisé par les anglais d'Hello Charlie, une angoissante plongée dans un univers façon «Blair Witch Project» chantée par Pollard Berrier , membre du groupe vocal Bauchklang. Au centre de maelström règnent toujours le claviériste Darius Keeler et le spécialiste des effets sonores Danny Griffiths , pierres angulaires d'Archive depuis sa genèse. Entre leurs mains, la musique devient matière, les mots des slogans. A l'image du morceau d'introduction donnant son titre à l'album qui semble annoncer l'apocalypse avec ses rythmes industriels. Mais Archive sait aussi se faire caressant avec «Words on signs» où dominent une ligne de piano et la voix de Dave Pen. Avant de replonger dans les accélérations fulgurantes de « Dangertwist», le hip-hop vénéneux de «Quiet Time» asséné par Rosko John et les ambiances brumeuses de «Collapse/Collide» et de «Clones». Retour au rap tordu avec « Bastardised Ink», enchaîné avec le plus pop «Kings of speed». Place ensuite à la superbe ballade «Whore», porté par l'organe de Maria Q. Une trêve respectée dans «Chaos», abolie dans l'électro de «Razed to the ground» puis rétablie avec le bouquet final «Funeral» et sa ligne de basse hypnotique soulignée par une envolée de chœur. Renouvellement, fidélité et retour au sources, donc, pour Archive qui se pose une nouvelle fois comme une formation aussi douée qu'inclassable.




Source : http://musique.fnac.com/a2633225/Archive-Controlli...

Lundi 30 Mars 2009 - 16:00



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