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Audrey Jungle - Versus




Audrey Jungle - Versus
L’obscurité et la turbulence argentines revendiquent leur influence sonore sur ce groupe qui navigue sur un océan agité entre Paris et Buenos Aires. Crée en 2007 à Mendoza, province argentine aux airs de paysage de Dali, Audrey Jungle est le cocktail d’un rock acide et mutin, de l’insolence française et de la sensualité latine qui illustre la citation de George Eliot : “Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être”. Car Audrey a toujours détesté l’école, elle croyait que c’était la bougeotte, en fait c’était le rock. Ballotée entre le cirque et des voyages décapants, la chanteuse a l’habitude des chemins escarpés.

Incisives, les paroles explorent avec virulence des climats subversifs et prônent des choix décalés. Avec des chansons engagées, au vitriol, le groupe offre un rock alternatif vibrionnant. La noirceur des paysages musicaux côtoie des revirements solaires. Sans demi-mesure. Trop d'excès, trop vite, voilà les coulisses des paroles tortueuses. “Que le vent emporte toutes mes blessures, et qu’elles bronzent mes vieilles cicatrices”, entend-on en espagnol sur “Intrepidamente descarada”.

Le groupe Audrey Jungle ne fait pas de la soupe, ni de la « variétoche » et n’a pas sa langue dans sa poche !

Un certain bagou s’allie au piquant de la chanteuse, qui avoue aduler Nirvana, Patti Smith, Janis Joplin, Bob Dylan, Nina Hagen, Catherine Ringer mais aussi, dans d’autres domaines, Magritte, Breton, Kafka ou Frida Kahlo. L’absurde et l’excentricité sont bien familiers à l’aura de ce groupe rock border line.

“Je cherche le sol” évoque l’orgasme en filigrane, “Poète ou marchand d’armes”, en hommage à Rimbaud, reflète aussi la croisée des chemins et la marginalité qui nous angoisse, quand le titre abrasif “Serait-ce les averses” préfère dessiner l’absurdité de nos vies : “demandez-moi, demandez-Lui, ce qui nous gouverne sur ce drôle de chemin ?” s’époumone la voix. Audrey Jungle a du rock vindicatif dans les veines et verse dans l’apologie de l’imprévisible et du non conventionnel. Le versant palpitant de notre être-là.

Palindrome musical, Versus, à l’onirisme à double tranchant, est un éternel va-et-vient entre création et destruction. Du piment brut et de l’espièglerie impromptue : voilà la recette d’un soleil sombre prêt à faire basculer votre centre de gravité. Jetez-vous à l’eau, la prise de risque est l’essence de votre existence ! En Versus et contre tous.

Lundi 14 Février 2011 - 17:13



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