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Audrey Pulvar privée de France Télévisions à la rentrée


“Non seulement je suis cataloguée “femme de” mais en plus on me prend pour une conne”, dit-elle dans une interview à Libération.



Audrey Pulvar sera privée de télé à la rentrée, du moins en ce qui concerne les chaînes publiques. La faute à sa vie privée, à savoir sa relation avec Arnaud Montebourg le Ministre du Redressement productif. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de sauver sa tête. Elle le raconte ce matin dans une longue interview à Libération.

Remerciée de “On n’est pas couché” où elle fera son ultime prestation ce week-end, Audrey Pulvar espérait bien décrocher une émission culturelle, formule la maintenant en prinicpe à l’égard des enjeux politiques immédiats. Ce fut non. Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, le lui a signifié le 1er juin. La journaliste lui a alors demandé si elle pouvait proposer autre chose. “Il m’a répondu: ”Enfin Audrey, on est le 1er juin, les grilles de septembre sont bouclées"", dit-elle avant de lâcher ce commentaire: “Ca fait vingt ans que je fais ce métier, j’ai rarement vu les chaînes de télé boucler leurs grilles de septembre le 1er juin, surtout si elles ont envie de travailler avec quelqu’un. Non seulement je suis cataloguée “femme de” mais en plus on me prend pour une conne : c’est doublement désagréable. ”

Mais ce qui met le plus en rogne Audrey Pulvar, c’est cette étrange promesse de reparler de ses projets “peut-être en janvier”. Ce qui fait dire à la journaliste, toujours dans “Libération”: Oui, c’est ça, prends-moi pour un jambon”.

L’avenir d’Audrey Pulvar? Quand Libé lui demande si elle est au chômage l’ancienne présentatrice du “Soir 3” répond : “pas encore, le 1er juillet. Mais je rencontre des responsables de presse, j’ai des propositions en radio, en télé…” Audrey Pulvar a annoncé lundi son départ de l’émission de Laurent Ruquier “On n’est pas couché”, quelques jours après que le président de France Télévisions, lui ait demandé de ne plus réaliser d’interviews politiques. Lors de la campagne présidentielle, plusieurs élus UMP ont mis en cause son objectivité, après des interviews de personnalités politiques à cette émission.

La journaliste a également dû quitter son émission matinale sur France Inter dès mi-mai, juste après la nomination de son compagnon à la tête du ministère du Redressement productif.

Vendredi 15 Juin 2012 - 14:53



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