Le duo le plus inattendu de l'été 2002, c'est bien Renaud et Axelle Red partis en voyage à «Manhattan Kaboul».
La chanteuse a été cependant de retour en juillet sans «Docteur Renaud, Mister Renard» pour récupérer un trophée bien mérité (1 million d’exemplaires vendus de A Tätons) avant de s’enfermer dans un studio bruxellois pour enregistrer son quatrième album.
De "Sensualité" à "Faire des mamours", tout a changé autour d'Axelle Red. Tout, sauf elle : même simplicité, même chaleur, même naturel. Les disques d'or et de platine, les photos sur la pelouse du Stade de France ou sa Victoire de la Musique au bout de dix ans de patience et de ténacité et presque cinq cent concerts ne l’ont pas changé… Axelle Red a su "Rester Femme" dans la vraie vie.
Sur scène Axelle Red, est la projection volontaire d’une jeune femme belge de nationalité, et flamande d’origine, née à Hasselt le 15 février 1968. L’une est le fruit du travail (inscrite à un cours de danse classique et moderne dès 1971) et de la créativité de l’autre ; l’une est l’interprète (enregistrement de sa toute première chanson "Little Girls" en 1983), la créature des songes de l’autre détentrice d’un diplôme d’avocate en 1986. La liberté d’une artiste, c’est d’inspirer et d’incarner des rêves. Depuis Sans plus attendre, premier album paru en 1993, chargé de dix ans d'espoirs et lesté de quatre tubes majeurs : "Elle Danse Seule", "Sensualité" (titre qui couronna les charts français pendant 38 semaines !), "Je t'Attends" et "Le Monde Tourne Mal". Axelle engrange les lauriers : quintuple disque d’or, record historique en Belgique et platine en France !
Chez elle, le rêve se module depuis l’enfance à partir du Rythm’n’Blues limpide et rauque, essence de musique américaine à racines noires et vocation universelle. La petite fille des Flandres n’a jamais oublié ses influences : ces émotions vitales libérées par les voix d’Otis Redding et d’Aretha Franklin, d’Ike et Tina Turner, d’Isaac Hayes charriées par les radios des bases de l’US Army.
Soul est le mot-clef de la vie d’Axelle Red, qui non sectaire avoue aussi, avec son rire écarlate sur teint de porcelaine, un faible pour Dolly Parton ou Carole King. Son deuxième album A Tâtons (1996), conçu comme une histoire d’amour, a été enregistré à Nashville. En riant encore, elle raconte son arrivée à Nashville en tant que modeste Numéro 1 en Belgique, sans savoir que cette expression désigne outre-Atlantique la parfaite inconnue ! D’où vient alors que des pointures chevronnées, la crème de la crème des musiciens du cru, ceux qui jouaient sur ses disques préférés telles Isaac Hayes (compositeur visionnaire et sorcier sonore de "Shaft") , Steve Cropper (partenaire essentiel d'Otis Redding et guitariste émérite des Blues Brothers ), Lester Snell (arrangeur éclectique et lumineux d'Isaac) et Roger Hawkins (batteurs des dieux de l'Olympe Soul et d'Aretha) l’aient adoptée ? Ensemble, ils inventent une nouvelle musique, à mi-chemin entre le glorieux héritage noir-américain et la sensibilité européenne volontiers romantique d'Axelle. Cocktail détonnant, en particulier sur la chanson-titre "A Tâtons", et "Ma Prière", premiers singles extraits. C’est la consécration pour celle qui désormais écrit la quasi totalité de ses textes et signe une grande partie des mélodies. Tout en restant fidèle à ses partenaires de toujours, Albert Hammond (Joe Cocker, Tina Turner) et les frères Seff, célèbre tandem d’auteurs-compositeurs toulousains à l’origine de son premier tube en français "Kennedy Boulevard" en 1988.
En 1997, "A Quoi Ca Sert", l'une des plus poignantes chansons de A Tâtons, est choisi pour la B.O. du film "Le Cousin" réalisé par Alain Corneau. En décembre de la même année, Axelle est invitée à interpréter "La Cour Des Grands", hymne officiel de la Coupe du Monde 1998, en duo avec Youssou N'Dour. Exercice qu’il réitéreront lors de l’ouverture des festivités footballistiques au Stade de France devant 80 000 personnes en délire. Puis elle est élue ambassadrice extraordinaire par l'Unicef et s'investit, en tant que marraine active, dans un programme éducatif à destination des jeunes haïtiens.
Axelle submerge les ondes avec "Rester Femme", nouvel extrait d'un album qui n'en finit plus de trouver, «A tâtons", le coeur des gens. Sauf que là, c'est un raz-de-marée, un phénomène rarissime d'identification entre une chanson bouleversante, une chanteuse magnifique et un public émerveillé.
En novembre 1998, fidèle à ses amours musicales, Axelle monte un spectacle entièrement dévolu à la Soul et au Rhythm And Blues, s'entourant sur scène de ses héros Isaac Hayes, Wilson Pickett, Sam Moore, Eddie Floyd, Percy Sledge, Ann Peebles. Accompagnés par la crème des musiciens qui ont fait le son Stax et une section de cordes au grand complet, c'est le plateau de sa vie que la jeune femme offre à son public, pour deux représentations exceptionnelles, le 14 à Anvers et le 16 au Palais des Congrès de Paris...
Un bonheur n’arrivant jamais seul, Axelle s'offre une petite Janelle en janvier 1999, quelques semaines avant son troisième album Toujours Moi et sa nomination aux Victoires de la Musique en tant qu'Artiste Féminine de l'Année. Tous ceux qui l'ont vu en concert savent qu'elle est née pour la scène. Alive paru en 2000, dernière nouvelle discographique de la belle rousse, rend donc hommage à ses trouvailles scéniques pour le plus grand plaisir de son public !
Playlist d'Axelle, ses disques préférés depuis toujours : Etta James, Bill Whiters, Aretha (qui a osé oublier le titre de son deuxième single"Aretha Et Moi" sorti en 1990), "Dionne Warwick Sings Burt Bacharach And Hal David, Massive Attack !
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