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BJ Scott sur sa « Planet Janis »




Beverly Jo Scott prend littéralement feu sur scène et ça fait trente ans que ça dure. Difficile, aujourd'hui, d'imaginer l'ancienne « Lady sings the blues » exhumer le répertoire de Janis Joplin, disparue le 4 octobre 1970, il y a quasi quarante ans. La toujours adorable Beverly fait le point avant les deux concerts de Planet Janis de ce week-end.

Quelle est l'idée de « Planet Janis », spectacle créé à l'Ancienne Belgique en 2005 ?

Je me suis offert un cadeau à l'occasion de mes 45 ans. C'est un plaisir égoïste. Ça fait longtemps que je voulais écrire un spectacle en hommage à Janis Joplin. C'est une artiste qui compte pour moi. J'ai une histoire personnelle avec elle. Après un de mes concerts, une femme a commencé à jouer « Kosmic Blues » sur un piano. C'est un signe parmi tant d'autres qui m'a encouragé à franchir le pas. Ce qui m'importait, c'était apporter chair et os à cette femme…

Femme qui a changé votre vie…

Ma vie, mais pas que la mienne. Janis Joplin, morte à 27 ans, n'est pas une martyre du rock. Elle n'a tout simplement pas eu l'aide dont elle avait besoin pour se soigner de son alcoolisme et de sa dépendance aux drogues. Janis était célèbre. C'est tout.

Qu'est-ce que vous souhaitez réhabiliter chez Janis Joplin ?

Que c'est quelqu'un d'instruit. Qui a fait les Beaux-Arts. Qui a créé un look qu'on retrouve encore aujourd'hui chez Steven Tyler, par exemple. Elle était bisexuelle et n'avait aucun problème à assumer cela en public qu'elle soit avec un amant noir ou une Asiatique. Elle jouait la carte de la provocation.

Qu'avez-vous en commun avec Janis ?

Je suis bisexuelle. Je ne suis pas raciste. J'aime bien foutre le bordel dès que j'ai l'occasion. J'avais onze ans lorsque j'ai écouté le disque Pearl pour la première fois. C'était chez ma tante. Janis Joplin, comme d'autres artistes, a vraiment ouvert des portes même si l'image des femmes, à l'époque, n'était pas très sexy. On fait 25 enfants, on ne se rase pas les jambes, on fait le pain nous-même, très peu pour moi.

Ce spectacle, c'est aussi une manière de réveiller la nostalgie des chansons de votre jeunesse ?

Bien sûr. Mais un ouvrier, un chauffeur de bus, peu importe, aura lui aussi le même sentiment.

On a souvent comparé votre voix à celle de Janis Joplin. Vous avez hésité longtemps à revisiter son répertoire ?

Oui, bien sûr. C'est un grand honneur. À moi de faire attention à ne pas être un clone de Janis. En même temps, les chansons sont réarrangées. Le disque, tu ne peux pas l'écouter pendant un repas. Par contre, si tu veux laver ta voiture ou nettoyer ta maison, c'est idéal.

Parlez-nous du show. C'est forcément quelque chose de très visuel ?

C'est un vrai spectacle. Il y a des images, des projections et les Black Box Revelation dans un autre registre. Et Paul Personne. On reprend également Hendrix, Otis Redding…

Vendredi 1 Octobre 2010 - 08:54



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