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Ben Kweller Changing horses




Retardée pour cause de fuite intempestive et prématurée sur Internet, la sortie officielle du quatrième album solo de Ben Kweller était très attendue par les amateurs de son folk-rock un peu à côté de la plaque. Exprès. Pourtant, le petit prodige originaire de San Francisco, dont le père, médecin passionné de musique, l’a initié très tôt aux plaisirs de la pop et du rock’n’roll, est du genre prolifique : depuis 2002, année de parution de Sha Sha, Ben joue dès qu’il le peut et ne s’interrompt que pour enregistrer des albums encensés par la presse et le public. Directes, ses chansons traitent de l’essentiel (des affaires de cœur…) et ne s’encombrent pas d’une production tapageuse ou d’effets superflus. Assez proche, dans l’esprit, du son anti-folk que beaucoup essaient de fabriquer alors qu’il n’est souvent que l’émanation naturelle d’un songwriting bien troussé, ses disques se suivent sans se ressembler. Plus country que le précédent (Ben Kweller), Changing Horses marche d’un bon pas vers son objectif : satisfaire l’auditeur avec des chansons catchy qui en rappellent parfois d’autres, mais pas exactement. Faiseur à ses heures, Ben Kweller se paye même le luxe de sonner comme John Lennon dans Sawdust Man, qui aurait très bien pu figurer, et c’est un sacré compliment, sur Imagine.

Lundi 2 Mars 2009 - 16:38



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