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Ben Ricour - L'aventure

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Site officiel : www.benricour.com

Trente ans seulement et déjà toute une vie de musique... De guitares, de concerts, de kilomètres passés sur la route, de projets, de détours. Avant d’enregistrer son premier album, L’Aventure, Ben Ricour n’a pas suivi le chemin le plus court. « Ce titre, L’Aventure, a une signification pour moi, dit-il. C’est la somme de toutes mes expériences. » Mais d’abord, quelques mots sur le parcours de Ben Ricour.

Juste après le bac et les groupes de lycée, Ben(jamin) formé au punk et aux Cure décide de faire de la musique son métier. Suivent des va-et-vient de Malakoff, où il a grandi, à l’île de Ré où habite Jean-Mi Clairembaud, un ami guitariste. Le duo baptisé Arturo Pastor se spécialise dans les reprises et tourne dans l’hexagone. Parmi son heure de gloire, figure une nuit entière à jouer avec Jacques Higelin lors d’une fête de la musique. Le lendemain, Higelin « monte » un gouvernement pour rire et nomme Ben Ricour ministre du temps qui passe. Un disque autoproduit, Poussières d’ange, paraît avant que le groupe ne se sépare. Ben forme alors Urben. D’autres scènes encore, puis un projet en solo. Il devient le seul chanteur blanc signé sur le label (black) : Sow…

Sa rencontre avec Pierre Grillet, auteur des chansons de Bashung (« Madame rêve »…), Alain Chamfort, Dani..., le tire spontanément vers le folk. Ben qui vient du rock ne s’y attendait pas. L’Aventure va naître de chansons à la guitare, composées à la maison, jouées à deux dans les parcs, sur un banc des Tuileries, puis à Belleville dans le studio de 4m2 de Olivier Lebé, compositeur de b.o de films (« Augustin, roi du kung-fu ») et de musiques de documentaires et de publicités. Ben et Pierre discutent des journées entières aux terrasses de cafés de Montmartre, se promènent dans les rues de Paname. Des collaborations se nouent à la coule avec Roudoudou (bidouilleur auteur de deux albums inventifs et iconoclastes) et Jean-Claude Ghrenassia (musicien et directeur artistique : Keziah Jones, Cheb Mami, China … ). « L’album s’en ressent. Il est posé. Il respire. Moi qui d’habitude crachais mes tripes, j’ai appris à parler à l’oreille des gens, à dégager de l’intensité en chuchotant. » Les mélodies pleines de chaleur alternent guitares survoltées et décontractées, rythmes soul et swing.

On retrouve toutes les influences de Ben Ricour dans cette belle aventure. « Celles des grands messieurs comme Bashung et Souchon. De Soul Coughing ... « Pour moi, L’Aventure est l’album d’un faux calme. J’ai réussi à domestiquer ce disque parce que, aujourd’hui, grâce à la musique, je tiens sur mes pieds. » Pour la petite histoire, dans la vie, les pieds de Ben portent des baskets. Sur scène, en solo, il se démène et retire même ses chaussures. C’est que le pied gauche manœuvre un cajon (percussion d’Amérique du Sud). Le droit conduit un sampler. Le disque sonne donc de la tête aux pieds.

L’Aventure tourne autour de l’amour, un thème récusé par Ben au départ : « trop de mauvais titres en parlent pour de mauvaises raisons, par facilité. Mais le fait d’être papa m’a réconcilié avec les chansons d’amour. Ce disque m’a confronté à moi-même et, du coup, j’ai écrit des choses plus personnelles.» Le disque parle également des amitiés d’enfance qui ne survivent pas à l’âge adulte, des questions de peau, des invitations à hiberner sous la couette, avec « le sexe comme moteur » et « des films à la Tracy Lane » (Le Risque). Mais aussi, de la vie de chanteur. « Encaisse et avance », chante-t-il dans L’Aventure. « La vie d’artiste n’est jamais gagnée. » Ben, lui, s’y est préparé.

Lundi 21 Novembre 2005 - 20:50
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