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Ben's Brother n'est autre que le londonien Jamie Hartman avec Anastacia




Ben's Brother n'est autre que le londonien Jamie Hartman avec Anastacia
Comme beaucoup de cadets, Jamie grandit dans l’ombre de son grand frère, Ben. « J’ai toujours eu l’impression d’être le mâle bêta à la maison, » déclare le londonien. « Le rôle du mâle alpha, c’est Ben qui le tenait. »

Adolescent, Jamie, qui compose déjà des chansons au piano, fait preuve d’un talent musical précoce, mais ce sont pourtant les exploits sportifs de Ben qui font la une chez les Hartman. « J’ai vite réalisé que j’essayais de saisir dans ma musique ce que je ressentais à ne pas être le centre d’attention, » ajoute Jamie. « Beaucoup de mes chansons parlent de sentiments stoïques face à l’insécurité. » A 16 ans, sa première expérience d’amour sans retour - « Après avoir dit à cette fille que je l’aimais, elle a juste répondu “Oh !”, puis elle est partie » - contribue à alimenter son personnage de perdant en amour sur la scène musicale.

En été 1997, Ben Hartman part en Afrique su Sud enseigner le cricket et emporte dans ses bagages un CD d’airs de son cadet. Il en distribue des copies à divers copains rencontrés en chemin, qui ne connaissent rien de ce musicien à la voix doucement éraillée et aux mélodies tendres et mélancoliques - à part le fait qu’il s’agit du frère de Ben. C’est ainsi que se propage l’appellation de « Ben’s brother », à mesure que les copies se multiplient. En 2000, lors d’un voyage aux Etats-Unis, Jamie, qui réside chez l’un des potes sud africains de son frère, remarque l’annotation griffonnée sur la pochette d’un CD-R. Un déclic se produit : le groupe qu’il rêvait de former depuis toujours porterait ce nom.

Après plusieurs années de galère, comme chanteur de rue, sur Portobello Road – « J’ai vite réalisé que je pouvais me faire près de 80 euros en une heure et demi » – Jamie commence à voir apparaître certaines de ses chansons sur les albums d’autres musiciens. Lorsqu’il constate, un jour, qu’une chanson de sa propre composition figure en tête des classements, il décide qu’il a poussé son rôle de mâle bêta assez loin comme ça et en 2006, il forme son propre groupe.

Le répertoire de Ben’s Brother est une réplique passionnée à l’univers musical synthétique, impersonnel et neutre de son adolescence. « Je détestais la musique de l’époque. Il semblait si lisse et si vain, » commente-t-il. Après avoir piqué, dans la collection de son frère, un vieil album des Rolling Stones, Jamie commence à explorer les classiques pop-rock. Le timbre du jeune Rod Stewart le séduit : « Je n’ai aucun problème avec Rod. Il a une voix sublime et il a encore tous ses cheveux. » Mais le chanteur qui retient le plus son attention et qui est aussi la principale source d’inspiration de Rod, c’est le regretté Sam Cooke, un des pères fondateurs de la musique soul. En 1996, Jamie entend pour la première fois Wonderful World dans une publicité télévisée Levi’s. « Personne n’est capable de vous faire frissonner, comme Sam le faisait. »

C’est peut-être vrai, mais le meneur de Ben’s Brother n’en est pas loin non plus. Avec sa voix fabuleuse, Jamie Hartman peut vous briser le coeur en un instant et l’exalter l’instant d’après. Se situant quelque part sur le spectre harmonique de Sam Cooke, d’Elton John (registre classique des années 70) et de Thom Yorke, Hartman possède déjà un style et un timbre bien à lui.

Les mélodies de Ben’s Brother sont de véritables révélations. Les principaux titres de son premier album Beta Male Fairytales sont comme des chansons intemporelles, semblant être là depuis toujours et n’attendant qu’à être révélées. Le miracle, c’est qu’elles soient toutes écrites par Jamie Hartman.

« Ecrire des chansons est ma façon de faire face aux complexités douloureuses de la vie. Je me suis rendu compte que toutes les meilleures chansons étaient unies par un thème commun. Cette chose même qui fait que nous nous sentions à part – ce sentiment de ne pas être à notre place, c’est cela même que nous avons tous en commun. »

Retour sur 2007. L’album des débuts Beta Male Fairytales connaît un succès immédiat, le public britannique s’enflamme pour Jamie, pour sa voix et ses chansons empreintes d’émotion. Au Royaume-Uni, l’album remporte un disque d’or et un énorme succès radiophonique, ses titres dominent le « Top Ten ». Nominé aux Ivor Novello Awards, équivalent britannique des Victoires de la Musique, le prix ne lui échappe que de peu au profit d’Amy Winehouse.

Avec son look caractéristique et sa personnalité engageante, Jamie et son groupe effectuent des tournées à guichets fermés au Royaume-Uni et se produisent sur la scène des principaux festivals européens. Suite à une opération de promotion sur les chaînes de télévision américaines, il collectionne les fans aux Etats-Unis, et figure en tête des classements dans une multitude de pays en Europe et en Amérique du Sud.

Avance rapide // Fin 2009. Tout change : les marchés s’effondrent, les prix immobiliers chutent, le chômage grimpe et les labels disparaissent les uns après les autres. Le nouvel album de Jamie, Battling Giants, qui est distribué par le biais de son propre label, Flat Cap Records, est un instantané personnel de ces chamboulements. Après les transformations massives intervenues au sein de la maison de disques EMI, Jamie a dû assurer d’un bout à l’autre la réalisation de son album. « Je suppose que le thème de cet album traduit ce sentiment d’adversité… la bataille des « petits » contre les monstres. »



Jamie tient à souligner que ce nouvel album est aussi « beaucoup plus optimiste, et je pense que cet optimisme s’entend quand on écoute Battling Giants. Pour être franc, je suis tout simplement de meilleure humeur ! » L’accent et l’intensité lyriques qui prédominent dans Beta Male Fairytales se combinent à une bouffée d’optimisme dans Battling Giants. La présence dans l’album d’invités, comme Jason Mraz, Anastacia et Joss Stone, accentue la gaieté ambiante.

Jamie sur Jason // Battling Giants. « Il a adoré le titre principal de l’album, “Battling Giants”, et en a enregistré des morceaux pour moi. Ses harmonies vocales, à la sonorité parfaite, ont vraiment contribué à élever le niveau d’un cran. »

Anastacia sur Jamie // Stalemate « J’ai eu un coup de foudre immédiat pour cette chanson, j’ai été ravie d’y faire participer mes choeurs et de pouvoir travailler avec Jamie. »

Jamie sur Anastacia « Anastacia est une chanteuse incroyable et une immense interprète – cela a été un véritable plaisir de travailler en sa compagnie et de me produire avec elle! »

La prouesse lyrique de Jamie a attiré d’autres collaborations. Le premier titre « Apologise » a été écrit par Natalie Imbruglia. « Pour moi, les paroles sont explicites – pour pardonner, il faut que l’autre s’excuse d’abord. Mais pour Natalie, je pense qu’elles expriment autre chose, c’est cela la beauté du métier de compositeur, les meilleures idées surgissent des épisodes de vie que vous vivez au moment où vous écrivez. »

Cette expression des ressentis vécus transparaît tout au long de l’album, depuis ce doute de soi tenace « What if I » à la résignation de « Bitter End » en passant par la joie de la libération « She Is Love ».

« Je ne le savais pas au moment où je l’ai écrit que « Battling Giants » deviendrait le titre phare de mon nouvel album. Il reflète ce que je suis aujourd’hui : je viens de produire mon propre album, ce que je souhaitais depuis toujours – en compagnie de gens incroyables que j’admire – et tout cela sous mon propre label. Je suis ma propre voie. Comme bien d’autres, je suis confronté à une année 2010 qui appelle autant de questions que de réponses – avec une industrie de la musique et un monde en pleine mutation. Mais étrangement, cela me remplit de joie et d’excitation – et qui plus est, je suis certain d’avoir fait le bon choix. » Puis réfléchissant, « Nous sommes tous en train de livrer bataille aux géants, et très bientôt c’est au monde auquel je vais m’attaquer ! »


‘Battling Giants’ sortira sous le label Wrasse records distr Universal Fr

Mercredi 28 Avril 2010 - 13:14



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