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Brain Cycles - Radio Moscow




Brain Cycles - Radio Moscow
Deux ans après un premier album remarqué, Parker Griggs est de retour avec dix nouvelles chansons qui composent ce Brain Cycles. On retrouve sur ce disque les influences prédominantes du multi-intrumentiste : toujours profondément nourri de Blues, il enregistre des pistes ambitieuses aux solos généreux. Les influences de Radio Moscow, si elles sont principalement marquées par le blues, ne s'arrêtent cependant pas là.

La base rythmique est lourde, imposante (« Broke Down »), et s'inspire volontiers des groupes de rock du début des années soixante-dix - l'ombre des premiers albums de Black Sabbath plane en effet sur de nombreux morceaux de Brain Cycles. Les amateurs de rock estampillé « early seventies » vont se délecter des envolées du guitariste virtuose, qui ne s'interdit absolument rien.

Alors que tous les groupes qui cherchent à vendre un maximum d'albums appliquent scrupuleusement la règle des trois minutes pour favoriser les diffusions radios, Radio Moscow semble se moquer éperdument des contraintes de longueurs et de structures : chacune des chansons est une entité unique, qui n'obéit pas au même règles que les autres : pour preuve, la piste éponyme, un instrumental sur lequel le groupe s'en donne à cœur joie pendant près d'une minute, avant un premier solo de guitare, puis le retour du groupe, avec un orgue réjouissant. Le groupe maîtrise parfaitement ses constructions sonores, et le résultat obtenu est impressionnant. Sur « 250 miles », la longue introduction, sur laquelle le chant se fait posé et inquiétant, prépare les auditeurs à l'explosion sonore : lorsqu'elle arrive, le groupe se déchaîne et libère toute la tension mise en place dans la première partie de la chanson.

Plusieurs éléments distinguent Radio Moscow des groupes où les démonstrations techniques prennent le pas sur les chansons, et en deviennent l'élément primordial. Le travail sur le son est notamment remarquable : la façon dont est placée la voix et les échanges basse / batterie sont des modèles du genre. Quant aux parties de guitare, elles devraient traumatiser n'importe quel guitariste. En livrant des morceaux comme « Black Boot » et « City Lights » groupe prouve en outre qu'il connaît - et maîtrise - de nombreuses formes de l'évolution du Blues.

Mardi 30 Juin 2009 - 23:58



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