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CORTE REAL - Saint Louis

Sortie digitale le 6 juin, en concert à Paris les 6 mai et 10 juin




Enregistré au gré de sessions improvisées souvent libératrices pour ce groupe qui carbure à l’urgence, l’EP « Saint Louis » est le résultat de plus d’un an de travail au mythique studio CBE, lieu de légende qui vit défiler depuis la fin des sixties les plus grands de la chanson française, de Nino Ferrer à Lee Hazlewood.

Accouché sur bandes digitales et matériel d’époque, cet EP est aussi le reflet de l’envie du groupe : rester fidèle aux albums, aux groupes anglo-saxons qui les ont tant marqué à l’adolescence, des Kinks aux Pogues.

Contrairement aux apparences, Corte Real existe depuis déjà plus de dix ans. Jusque là, les six amis d'enfance s’étaient contentés de jouer de manière assez confidentielle leurs chansons de vieux marins au détour de quelques ruelles mal éclairées. Un petit peu malgré eux, ces jeunes garçons amateurs de whisky, de bon tabac et de grand air ont profité du « retour du rock » ces dernières années pour faire quelques concerts à Paris, ce qui les a finalement conduit à débuter ce premier EP en janvier 2009.

En poussant les portes du studio CBE, Corte Real a découvert tout un bric a brac de vieux instruments et de claviers poussiéreux, à l'image du petit coin de paradis qui les a vu grandir. C'est donc tout naturellement qu'ils ont choisi cet endroit pour enregistrer et arranger une bonne dizaine de leurs chansons dont les six retenues pour l'EP, comme une introduction.

Pourquoi avoir choisi "Saint Louis" pour nommer ce premier EP ? Parce que c’est endroit magique, retranché derrière l’inquiétant bois Saint Martin, loin des folles lumières de Paris, un endroit où le temps semble s’être arrêté il y a bien longtemps. Il flotte dans ce dédale de ruelles et d'appartements biscornus un charme désuet mais si rassurant qu'il constitue un véritable cocon pour ceux qui, comme les Corte Real, y vivent.

Entre l'enregistrement de Ligne 15 et Sibéria, deux chansons que le groupe joue sur scène depuis plusieurs années, et l’accouchement des quatre autres compositions de Tanguy, plus d'un an s'est écoulé. Mais à chaque fois, on retrouve la patte mélodique et le côté intemporel qui caractérisent leur musique. En véritables perfectionnistes, les versaillais utilisent une multitude d'instruments qu'ils s'échangent avec malice, assemblant des harmonies brinquebalantes sur lesquelles vient se poser la voix saisissante d’un chanteur que les plus vieux sauront peut-être comparer à Robert Zimmerman…

Faisant fi des étiquettes, Corte Real prouve avec ce premier enregistrement qu’on peut s’inspirer du passé, s’imprégner du vintage, et pourtant sonner telle une bande originale. « Saint Louis », où les premières images d’un film qui ne fait que commencer

Jeudi 5 Mai 2011 - 19:58



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