Connectez-vous S'inscrire

Caesars - Paper Tigers (Jeu + vidéo)


Avec Paper Tigers, un nouvel album rock, à la fois intense et plein d’entrain, tout autant imprégné des influences de Lennon/McCartney que de celles de 13th Floor Elevators et des Stooges, les Suédois du groupe Caesars se démarquent résolument de la scène garage.




Salué par le magazine Rolling Stone comme une formation d’“esthètes du garage” pour ses précédents opus savamment inspirés des scènes rock garage et psychédélique des années 60, Caesars élargit cette fois sa palette, tant sur le plan musical que celui des textes, une manière de rentrer dans l’âge adulte sans renoncer à son bon goût et son sens de l’ironie.

Produit par Joakim Åhlund, membre du groupe, l’album couvre un large éventail d’ambiances, du rock imparable et puissant, à base de guitare et d’orgue de “Not The Fall That Hurts” et “Soul Chaser”, à la soul chaleureuse des années 60 de “My Heart is Breaking Down”, en passant par l’introspectif et structuré “Your Time Is Near”, sans oublier “Winter Song” et son mellotron. Le titre phare, “Spirit,” demeure peut-être la chanson la plus ambitieuse de l’album.

Paper Tigers, quatrième véritable album de Caesars, succède à la compilation 39 Minutes of Bliss (In An Otherwise Meaningless World) sortie en 2003. Enregistré au terme d’une année chargée en concerts pour promouvoir ce précédent opus, Paper Tigers est l’album d’un groupe qui n’hésite pas à se pencher sur ses points faibles comme dans “Soul Chaser” - “you bent your mind you spent your life and end ended up with what? / but you’ve gone way too far by now to turn around” (tu as fait de ton mieux, le temps a passé, pour finir comment ? Mais tu es allé bien trop pour pouvoir faire demi-tour) - qui analyse cette prise de conscience du passage de l’insouciance à l’âge adulte. “Paper Tigers”, la chanson qui a donné son titre à l’album, exprime le vif espoir d’une rédemption: “It’s in every single one of us / looking for a single cause / hoping for a second shot” (c’est en chacun de nous/cette quête d’une simple cause/cet espoir d’une deuxième chance) .


Joakim Åhlund a produit les séances, qui ont démarré à l’hiver 2003. “L’album a été réalisé en plusieurs séances réparties sur un laps de temps et intercalées entre des dates de tournées, des séjours dans les centres médicaux Betty Ford et autres. Nous avons d’abord commencé dans un studio dénommé Silence situé au fin fond des forêts suédoises qui bordent la frontière norvégienne. Nous y avons passé cinq jours merveilleux au beau milieu de l’hiver 2003-2004, tous les arbres étaient recouverts de neige. On s’est mitonné des petits dîners, on a bu du vin et enregistré neuf morceaux.”

Plus tard le groupe enchaîne sur d’autres séances au studio Decibel à Stockholm, puis dans le nouveau studio de Joakim Åhlund, dans un environnement plus paisible, voire plus propice à la création. “C’est comme un petit club où l’on se retrouve entre nous et avec nos amis, un endroit où l’on peut aussi écouter pas mal de musique. Il y a un mellotron et également plein de vieux micros et d’amplis. Cela nous permet de pouvoir enregistrer ce que l’on veut facilement, de travailler quand le cœur nous en dit, sans nous inquiéter des horaires et des frais de studio.”

Le mix a été réalisé à New York à l’automne 2004 avec Michael H. Brauer (Coldplay, Bob Dylan, Aimee Mann, Rolling Stones) et suivi de quelques touches finales réalisées par Joakim à Stockholm.

“Jerk It Out” devient un tube, pas énorme mais non moins largement diffusé sur les ondes et également dans le cadre de plusieurs émissions télévisées ainsi que des films, avant d’être choisi pour la publicité d’ iPod. A propos du sens du titre de ce morceau, Joakim Ahlund fournit quelques explications: “ça veut dire se lâcher, se laisser aller, délirer etc. Ce genre de trucs. Ne pas avoir honte de dévoiler nos différentes facettes, aussi étranges soient-elles, car c’est ce qui fait notre beauté.”

Pour ce qui est des espoirs du groupe par rapport à ce disque, ils sont relativement simples. “J’espère vraiment que les gens mettront ce disque lorsqu’ils feront une fête chez eux avec leurs amis et qu’ils se mettront à crier, à hurler et à danser dessus. Qu’ils se lâcheront complètement !”, s’exclame Joakim Ahlund. “Ou bien qu’ils l’écouteront lorsqu’ils seront seuls et tristes ou au moment d’une séparation. Ou aussi qu’ils le joueront dans leur voiture en hurlant les paroles. J’espère qu’ils se l’écouteront au casque en marchant dans la ville pour se sentir bien ou que ça leur donnera envie de se débarrasser de leur copain…ou de lui téléphoner pour se réconcilier. En fait, toutes ces choses que je fais avec mes disques préférés…”

Site du groupe : http://www.caesars-music.com

Jeudi 28 Avril 2005 - 01:29



Nouveau commentaire :

sur cette page