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Cannes/ TF1 : Les coulisses de l’interview de Bruce Willis




Cannes/ TF1 : Les coulisses de l’interview de Bruce Willis
Mercredi, Bruce Willis, un des acteurs principaux du film « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson présenté en ouverture du Ffestival de Cannes, était en duplex dans le journal de 20h de TF1. TF1News était dans les coulisses : préparatifs, changements de dernière minute, requête de la star...

Mercredi 16 mai au palais des festivals à Cannes. Le ciel est bleu azur mais le vent se lève. La tension monte à l'approche du duplex avec l'acteur américain Bruce Willis, à l'affiche du film Moonrise Kingdom de Wes Anderson. Le film ouvre la compétition. Il vient d'être présenté à la presse et l'équipe du film sort tout juste d'une conférence avec la presse internationale. Depuis la fin de matinée, les équipes techniques s'activent à Cannes et à Paris pour préparer le duplex. L'acteur est l'invité du journal de 20h mais comme à ce moment-là Bruce Willis sera dans la salle du Palais des festivals, l'interview est enregistrée dans l'après-midi dans les conditions du direct.

Rendez-vous dans un salon cosy du Palais, le café des Palmes. Ambiance feutrée, décoration marocaine... tout est prêt : la caméra est en place, le promontoire installé sur la terrasse pour avoir en fond le port et le vieux Cannes... on attend la star. Information de dernière minute : Bruce Willis ne souhaite pas être en plein soleil. Et sur la terrasse, l'ombre se fait rare. Branle-bas de combat, il faut tout refaire : déplacer la caméra, le promontoire, refaire la lumière... il est 14h50, l'acteur est attendu à 15 heures pétantes. Les équipes sont habituées, elles s'activent mais tout est sous contrôle.

"C'est maintenant !". On ne sait pas qui a parlé mais automatiquement, toutes les personnes présentes reculent et forment une haie pour laisser passer l'acteur. Il est précédé d'une petite dizaine de personnes, attachées de presse, maquilleuse, assistants. Le voilà : grand (ils dépassent l'assistance d'une bonne tête), regard bleu acier et léger sourire au coin des lèvres. Léger. L'acteur de Die hard, du Cinquième élément ou encore de Pulp Fiction, fait un détour par le maquillage pour un léger raccord. Léger. Celle qui semble être son attachée de presse s'approche et s'enquiert des détails : où devra-t-il se placer, à quoi ressemble le cadre dans l'objectif de la caméra, micro ou oreillette ?

Bruce Willis arrive et fixe le promontoire d'un oeil dubitatif : "Do I have to stand here ?". Oui, cela permet d'avoir la vue derrière. Visage impassible, il se met en place. Le spot qui éclaire le plateau le gêne : "Il faut baisser la lumière". La remarque ne souffre aucun débat : pour la deuxième fois l'équipe technique déplace caméra, pied et éclairage. Il n'y a plus une minute à perdre, l'interview doit durer 8 minutes, pas une de plus, le faisceau satellite est en marche et à Paris, la régie attend.

Encore un dernier souci, le micro cravate ne tient pas : qu'à cela ne tienne, Bruce tombe la veste et dévoile une chemise immaculée ouverte sur une poitrine bronzée. On distingue un petit tatouage en bas du cou. C'est bon, on y est, l'interview peut commencer. "Pardon, est-ce que vous pouvez vous éloigner de la caméra, vous bougez et ça m'empêche de regarder la caméra". Oups, la demande nous est adressée, on s'exécute fissa fissa. "Le mieux c'est qu'il ne vous voie pas", ajoute l'attachée de presse. Ok, on disparaît. "Can you hear me, yes I can hear you". L'interview avec Laurence Ferrari débute. Détendue. Huit minutes plus tard, pas une de plus, c'est fini. L'attachée de presse se détend, les délais sont tenus. "Thank you very much, thank you very much", le sourire est toujours léger mais le regard d'acier bien planté dans les yeux de la journaliste de TF1. Elle ne cille pas. Une question d'habitude sans doute. Brrr, on a froid dans le dos pour elle. Bruce Willis enchaîne à l'autre bout de la pièce avec une interview pour la BBC. Notre caméraman lance une blague, on s'esclaffe, Bruce tourne la tête, sourire léger, regard d'acier. Ok, on disparaît.


Jeudi 17 Mai 2012 - 15:25



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