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Chronique Audio Reead - Rewind (Last Instant)




A 23 ans, Reead a su canaliser son énergie débordante pour nous livrer une première chanson. Ce rêveur volontaire est toujours convaincu que tout est possible. Seul message, il ne renonce jamais à rêver sa vie, mais il prétend aussi vivre ses rêves. Son parcours a commencé à Alger en 1995. Il a 14 ans et sa passion pour la musique grandit dans la co-animation de quelques émissions d’une radio nationale. Reead sait déjà ce qu’il veut, il veut sortir de l’enfance en réalisant son rêve d’enfant.

Pragmatique, il fait éditer à 16 ans 1500 exemplaires d’un fanzine lorsqu’il comprend l’impact des stars américaines sur la jeunesse algéroise, mais aussi du reste du monde. Fort d’un discours lucide et pétri de nombreuses expériences, il s’enfuit à Paris à 20 ans. Il y poursuit un travail de réflexion et d’écriture, toujours décidé à faire carrière dans la musique.

Ces trois années de travail sans relâche le confortent dans son idée… il va y arriver. Il multiplie les textes, cherchant encore son style, pour clamer avec des mots simples ses convictions profondes.

Reead veut chanter pour tous. Abandonnant sa langue maternelle, il réalise que la pop se joue désormais en Anglais, sorte d’esperanto musical qui lui permettra d’être compris dans le monde entier. Sans nostalgie, il nous délivre à tous un grand message d’espoir. Guidé par aucun dieu, il croit en lui et à la portée de son discours engagé contre les moralisateurs et les censeurs.

Reead rembobine la pellicule de quelques tours pour répondre à la question vieille comme le monde : Et si je devais tout recommencer ? Sûr de son discours, il n’apporte pas sa réponse pour que l’on se penche sur les éléments anecdotiques ou biographiques de ses textes, mais il délivre un message sage sur des cadences fougueuses.

Les percussions rythment la chanson telles les palpitations de cette première histoire d’amour impossible et nous entraînent vers des souvenirs de fêtes. On s’y plonge non pour oublier…mais pour sublimer l’être aimé dont l’image incessante revient nous hanter ou nous faire rêver.

L’aimé devient alors un prétexte et celui qui aime retrouve la première place. Acteur de sa vie, il ne choisit pas de recommencer, il conserve simplement une belle image…

Mardi 22 Novembre 2005 - 15:13
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