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Claude Monet illumine le Grand Palais




Claude Monet illumine le Grand Palais
De la splendeur des nymphéas qui parent le musée de l'Orangerie, aux paysages normands qui ornent les boîtes de chocolat, « tout le mon­de a l'impression de con­naître Claude Monet ». Anne Roquebert, commissaire de l'exposition consacrée au peintre aux galeries na­tionales du Grand Palais à Paris*, affirme néanmoins que « l'on ne finit jamais d'apprendre à regarder ses toiles ». Près de 200 d'entre elles, dont certaines de vraies raretés, sont réunies pour l'exposition phare de la rentrée.

« On a sans doute trop vu de mauvaises reproductions de ses œuvres, haussées dans le ton, explique la conservatrice en chef. Il faut rappeler que c'est Monet qui nous a appris à voir. »
Avec son attachement à saisir la lumière plutôt que la forme des choses, il fut, à la tête du mouvement impressionniste, celui qui inventa la peinture moderne. Et inspira des artistes pour des décennies, de Kandinsky à Pollock.

Un obsessionnel acharné

Guy Cogeval, commissaire général de l'exposition, est étonné que l'œuvre de Monet, « considéré comme le plus grand peintre français aux Etats-Unis et au Japon, connaisse une certaine désaffection chez nous. » Artiste de paysages ensolleillés, il n'est pas assez sombre et torturé.
« A une époque, les symbolistes et les cubistes ont considéré les impressionnistes, qui ont peu théorisé leur travail, comme bas de plafond, rappelle Anne Roquebert. Monet était un travailleur acharné qui a passé sa vie à peindre des ombres colorées qu'il était le seul à déceler. Il s'attachait, de manière obsessionnelle, à saisir l'instant. » En y parvenant, il a accédé à l'éternité.

Mardi 21 Septembre 2010 - 10:22



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