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DVD I'm not There : Bob Dylan

Sortie le 19 juin 2008




Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et "Born Again". Ils participent tous à l'esquisse d'un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.

Le film est commenté par Todd Haynes, mais il n'est pas le seul intervenant puisque l'édition comprend également des entretiens avec les comédiens (R.Gere, C. Blanchett, C. Bale, C. Gainsbourg, H. Ledger, ...) d'une durée de 17 mn.

Vous pouvez également prendre connaissance de la lettre envoyée à Bob Dylan par Todd Haynes pour lui présenter le projet du film. Plus classiques, mais très pertinents l'édition propose une "Dylanographie" (discographie, filmographie, DVDthèque, bibliographie), la filmographie de Todd Haynes, la bandes annonce et le teaser/clip.

Un film de Todd Haynes

Avec Richard Gere, Heath Ledger, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Christian Bale , Ben Whishaw, Julianne Moore, Charlotte Gainsbourg, Michelle Williams, Bruce Greenwood, David Cross, Kim Gordon, Joey Burns, John Convertino, Jim James

Golden Globes 2008 : un prix pour Blanchett
Cate Blanchett a obtenu le prix de la Meilleure actrice dans un second rôle lors la conférence de presse-cérémonie des Golden Globes 2008.

Primé à Venise
I'm not there a reçu le prix spécial du Jury, ex-aequo avec La Graine et le mulet d'Abdellatif Kechiche, lors de la 64e édition de la Mostra de Venise en 2007. Le film a également valu à Cate Blanchett le Prix d'interprétation féminine.

Zim and co

Bob et moi
Le cinéaste parle de son rapport à Bob Dylan: "Lorsque j'ai découvert Dylan pour la première fois, j'étais à l'université, mais j'ai ensuite arrêté de l'écouter. Ce n'est qu'à la fin de l'année 1999, à un moment charnière de ma vie, que j'ai ressenti le besoin de retourner à sa musique. Je pense que j'avais envie de retrouver cette fougue adolescente que Dylan avait nourrie à l'époque. Je quittais New York où j'avais vécu pendant quinze ans, pour rejoindre Portland (Oregon), où ma soeur habitait, et travailler là-bas sur un scénario. Ce que j'ignorais, c'est que je ne retournerais jamais à New York. Quelque chose était en train de se passer, mais je ne savais pas quoi exactement. J'étais de plus en plus happé par Dylan, je découvrais des morceaux inédits et je dévorais tous les livres qui me tombaient entre les mains."

Dylan... les meilleurs "morceaux"
Todd Haynes explique pourquoi il a choisi d'élaborer un récit fragmenté pour brosser le portrait de Dylan : "Plus je lisais, plus je réalisais à quel point ses changements humains et artistiques caractérisaient sa vie. Le seul moyen d'en rendre compte était d'utiliser le pouvoir de la fiction, de distiller sa vie et son travail en une mosaïque de Dylan et d'histoires différentes. Les sept personnages qui en ont finalement émergé me semblent englober les sujets et les motivations majeurs qui ont déterminé sa vie et son travail, même si la plupart puisent leur source dans les années 60. Pendant que je travaillais sur le scénario de Loin du paradis, le concept de base et les premiers jets de I'm not there ont pris forme. A la fin de la première année passée à Portland, nous avons obtenu les accords de la part de Dylan pour poursuivre le projet. Mais le gros des recherches et de l'écriture n'a débuté qu'en 2002, après la sortie de Loin du paradis"

En passant par l'Oren
Todd Haynes a écrit le scénario en compagnie d'Oren Moverman, qui avait co-signé le script de Jesus' Son, film indépendant très remarqué. Avant d'être scénariste, Moverman fut journaliste pour la revue branchée Interview -il avait d'ailleurs réalisé dans ce cadre un entretien avec un certain...Todd Haynes. Ajoutons qu'on retrouve son nom au générique de Velvet Goldmine, dans la partie "remerciements".

Au commencement...
Le titre de travail du film était : I'm not there - Suppositions on a film concerning Dylan.

Knockin'on Dylan's door
A l'été 2000, Todd Haynes et sa productrice Christine Vachon ont contacté Jeff Rosen, le manager de Bob Dylan, par l'intermédiaire de Vessie Dylan, fils du chanteur, cinéaste indépendant à Los Angeles. Rosen a demandé à Haynes de résumer son projet. Cette note d'intention commençait ainsi : "Si un film, animé du souffle et des soubresauts de la créativité, devait voir le jour, un film qui ouvrirait les esprits au lieu de les refermer sur nos certitudes, alors celui-là ne supporterait pas les contraintes d'une narration classique." Ce résumé a été envoyé à Dylan, avec la copie de quelques films signés Todd Haynes, et le chanteur a donné son accord quelques mois plus tard (alors qu'il avait toujours refusé les projets de biopics qui lui avaient été soumis). Précisons que, tout au long du projet, le réalisateur n'a jamais été en contact direct avec l'artiste.

Dylan au cinéma
Bob Dylan a fait l'objet de plusieurs documentaires, en particulier le fameux Dont Look Back de D. A. Pennebaker (1965) ou plus récemment No Direction Home : Bob Dylan de Martin Scorsese (2005) qui a également capté des prestations du folksinger dans The Last Waltz. Dylan a aussi fait l'acteur, notamment dans <Pat Garrett et Billy le Kid et Masked & anonymous. A propos de Bob Dylan comme personnage, le musicien que campe Hayden Christensen dans Factory Girl rappelle fortement l'auteur de Mr. Tambourine Man... Enfin, Dylan a réalisé en 1978 un long métrage en forme d'autoportrait, Renaldo and Clara, dans lequel il joue le rôle principal aux côtés de sa compagne de l'époque, Sara.

Cate... d'identité
L'une des plus audacieuses idées de Todd Haynes est d'avoir confié le rôle d' "un des Bob Dylan" à une femme : Cate Blanchett. Le cinéaste justifie ce choix : "En ce qui concerne le rôle de Jude, il fallait qu'il soit joué par une femme. C'était, selon moi, la seule manière de représenter la beauté androgyne de Dylan en 1966, même si je pense que ce qui était dérangeant à l'époque l'est beaucoup moins aujourd'hui." L'actrice parle de sa préparation : "J'ai beaucoup ri, beaucoup fumé, écouté tout ce qui me passait par les oreilles, sanglé ma poitrine et plongé dans la lumière." Elle a par ailleurs déclaré qu'elle avait mis une chaussette dans son pantalon pour avoir l'air plus masculine... Notons que, peu avant de se glisser dans la peau de Bob Dylan, Cate Blanchett avait incarné avec panache une autre star au charme androgyne : Katharine Hepburn, dans Aviator.

Vendredi 25 Avril 2008 - 16:18
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