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DVD Le Scaphandre et le Papillon




Après un accident vasculaire cérébral, le journaliste Jean Dominique Bauby (Mathieu Amalric, courageux…), alors rédacteur en chef du magazine Elle, se retrouve entièrement paralysé, à l’exception de son œil gauche, qu’il va faire cligner pour parvenir à communiquer… Ce serait mentir que d’occulter le caractère éprouvant du visionnage de l’adaptation du livre autobiographique de J. D. Bauby.

Et c’est même avec une certaine appréhension que l’on aborde la tragédie d’un homme atteint de cette maladie rare qu’est ce locked-in syndrome, qui l’a rendu prisonnier de son propre corps, comme l’infortuné soldat de Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo. On pouvait cependant compter sur Julian Schnabel, peintre et cinéaste new-yorkais (Basquiat, Avant la nuit) pour ne pas verser dans le pathos. Déstructuré, presque expérimental, le film adopte en premier lieu la vision du malade (de son unique œil valide), à l’aide d’une caméra subjective. A l’horreur et l’absurde se mêle l’humour décapant de J. D. Bauby, qui commente (en voix intérieure) les situations avec un cynisme réjouissant pour le spectateur, qui devient dès lors son confident privilégié.

Petit à petit, le champ s’élargit et le film respire, jusqu’à devenir lumineux. Les scènes de la vie quotidienne sont ponctuées de séquences oniriques sensationnelles et poétiques (Janusz Kaminski est derrière la photo). La beauté des actrices (Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Emmanuelle Seigner, Marina Hands, Emma de Caunes…) irradie. Voyage immobile, Le scaphandre et le papillon est une ode à l’imagination, à la vie, et invite à vivre chaque instant présent, intensément.

Mercredi 5 Mars 2008 - 23:49
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