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DVD Pathfinder




L'avis de la Fnac

Dans leur frénésie de mettre le monde à feu et à sang, les Vikings débarquent en Amérique, 600 ans avant Christophe Colomb. Après un massacre d’autochtones au Canada, ils laissent derrière eux l’un des leurs, le fils du chef, qui a refusé de se battre. L’enfant est recueilli par une tribu indienne, qui le surnomme Ghost, pour sa pâleur. Quinze ans plus tard, une autre armée de Vikings débarque. Lorsque Ghost (Karl Urban, inoubliable Eomer du Seigneur des Anneaux) revient de la chasse, il trouve son village détruit et sa famille adoptive sauvagement massacrée. Le jeune homme, devenu un guerrier vigoureux, entreprend de les venger… Libre remake d’un excellent film d’aventures norvégien de Nils Gaup (Ofelas), nominé en 1988 à l’Oscar du Meilleur film étranger, Pathfinder donne davantage dans l’heroic fantasy, et concentre tous les clichés du genre, empruntés aux meilleurs (Conan le Barbare, Le 13e guerrier, Le Seigneur des anneaux…). Quant au scénario de cette histoire violente de vengeance et de survie, il n’est qu’un ersatz de Rambo (croisé avec Apocalypto pour le côté ethnique), l’idée de départ, de l’aveu même des producteurs, étant de créer un Rambo avec des Vikings et des Indiens. Le réalisateur Marcus Nispel, remarqué pour son remake de Massacre à la tronçonneuse en 2003, a misé sur l’aspect roman graphique (Christopher Shy a conçu les dessins originaux), mais les images, travaillées à l’extrême (filtres, jeux d’ombres, effets de brume), finissent par vider le film de sa chair, et les acteurs peinent à exister. Restent quelques scènes d’action impressionnantes et très spectaculaires.

Dans son commentaire audio riche en anecdotes, Marcus Nispel défend son i>épopée de poche bec et ongles. Le making-of, découpé en featurettes promotionnelles, met en évidence les difficultés de ce tournage extrêmement physique (Les acteurs ne comptent plus leurs blessures). Les scènes coupées, assez dispensables, sont relevées par les commentaires du réalisateur, qui fait preuve d’un humour assez potache et très inattendu. Un petit hommage est rendu à Clancy Brown, vilain récurrent du cinéma depuis Highlander, et affreux Gunnar du film.

Lundi 11 Février 2008 - 23:18
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