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DVD Paul Mc Cartney - Ecce Cor Meum

Sortie le 18 février 2008


C'est à la demande du célèbre collège anglais d'Oxford que Paul McCartney s'est attelé à la réalisation de cet oratorio en 4 mouvements pour choeur, soprano et orchestre, qui combine des textes en latin et anglais. Ecce Cor Meum est une confession spirituelle de Paul McCartney, inspirée par la musique Country, la tradition de l'oratorio anglais à la Haendel, ainsi que les compositeurs minimalistes américains.



C’est donc la quatrième œuvre classique du Sir, Ecce Cor Meum (« Voici mon cœur »), qui sort bientôt en DVD chez EMI Classics. Petit retour sur l’œuvre en elle-même. C'est après 8 ans de gestation que Paul McCartney a réalisé sa 4ème oeuvre classique, depuis son Liverpool Oratorio en 1991. L’artiste s’est attelé à la réalisation de cet oratorio à la demande du Président du célèbre collège anglais d'Oxford. Créé en novembre 2001 en ce même lieu, Ecce Cor Meum a depuis été amendé par Paul McCartney.

Ecce Cor Meum est une confession spirituelle de Paul McCartney, spirituelle et non pas religieuse. L'artiste insiste sur le fait qu'il n'a jamais été à l'aise avec les institutions religieuses, leurs idées de faute ou de péché originel, et qu'il n'entend en aucune façon opposer Dieu et Allah. C'est donc une musique très inspirée par l'universalité qui a guidé Paul McCartney : musique Country, tradition de l'oratorio anglais à la Haendel ainsi qu'un soupçon de funk rendant hommage aux compositeurs minimalistes américains. Après l’explosion de l’Orgue, l’œuvre se clôt dans une péroraison qui mélange profane et sacré, à la manière de Francis Poulenc. L’œuvre s’est vue remettre la prestigieuse récompense d’album classique de l’année 2007 par les Brit Awards, belle récompense pour le travail accompli par Paul et ses musiciens.

Ce DVD se présente en deux parties : la première, d’une durée de 47 minutes, est un documentaire concernant la genèse de l’œuvre, depuis la demande du Président du collège anglais d’Oxford jusqu’à l’enregistrement aux studios d’Abbey Road en 2006, date de sortie de l’opus. Quant à la seconde partie, d’une durée de 67 minutes, il s’agit du concert donné au Royal Albert Hall en 2006.
Le documentaire contient des interventions de la soprano, Kate Royal, de Paul McCartney, du producteur de l’œuvre, ou encore du Président d’Oxford. Il rend compte de la tâche difficile qu’est la réalisation d’une œuvre classique. On y voit, entre autre, des images des enregistrements aux studios d’Abbey Road avec le parterre d’orchestre, le chœur, et la soprano Kate Royal.

Ce documentaire permet, par la même occasion, de mesurer la méticulosité de Paul McCartney en ce qui concerne sa musique. L’exemple parfait pour illustrer cet amour du travail bien fait serait l’enregistrement de la partie concernant l’orgue. Paul, non satisfait de celui à disposition dans le studio 2 d’Abbey Road, demande à ce qu’elle soit enregistrée indépendamment du reste de l’œuvre, sur l’orgue d’une chapelle de Londres. On peut également citer les multiples interventions de Paul McCartney, présent durant l’enregistrement et donnant de multiples conseils à sa soprano.

Pour ce qui est de la partie concernant le concert donné dans le prestigieux Royal Albert Hall à Londres en Novembre 2006, il n’y a rien à dire sur la qualité de l’enregistrement : le son et l’image sont parfaits, et les plans bien choisis. Les quatre mouvements de cet oratorio pour chœur, soprano et orchestre, qui combine des textes en latin et en anglais, s’exécutent dans un professionnalisme époustouflant, et ce du début à la fin. Plusieurs personnalités faisaient partie de l’assistance, comme David Gilmour et bien sur Paul McCartney.

A la fin de la représentation, Paul monte sur scène et se voit remettre un bouquet de fleur, ainsi que le chef d’orchestre et la soprano, avant de faire un discours, remerciant les musiciens et le public. C’est dans une explosion de cotillons que se termine ce concert, avec un public visiblement conquis, et un Paul McCartney qui a du mal à cacher sa fierté. Qui pourrait lui en tenir rigueur ?

L’absence de sous titres dans la partie documentaire, qui auraient pourtant été plus qu’utiles, se révèle être l’unique point négatif. Il est vrai qu’on nous avait habitué à mieux depuis Wingspan, qui présentait le même problème.

Quant au côté matériel, le boîtier DVD est un boîtier classique, mais il contient un livret original de photos, qui, une fois ouvert, se transforme en poster.

En conclusion, ce DVD présente pour tous ceux qui seraient passés à coté, une excellente occasion de découvrir l’œuvre classique de McCartney. Quant à ceux qui ont déjà apprécié le CD, ils se laisseront séduire par cette nouvelle approche de l’œuvre.

Mardi 5 Février 2008 - 23:02
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