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Dantès Dailiang - Parfums d'Extrême


Installé à Shanghai depuis 2000, le chanteur Dantès, connu en Chine sous le nom de Dailiang, prépare son deuxième album avec pour objectif de faire connaître la musique et ses textes chinois en Europe.



Les hauts et bas des relations diplomatiques franco-chinoises ne heurtent pas vraiment les affaires de Dantès. Le chanteur, qui vit à Shanghai et retourne dans l'hexagone quelques mois par an, ne sera réellement inquiet que le jour où l'on ne parlera plus du tout de la France en Chine. "Tant que l'on aura quelque chose à se dire, que ce soit positif ou négatif, les gens qui font de la musique auront à s'exprimer" explique-t-il, avant de préciser : "Le fait qu'il y ait des brouilles politiques, cela prouve surtout qu'il y a des liens forts en amont. A Shanghai, j'entends parler de la France partout".

Faire le lien entre les deux pays, il en a fait son métier, par le biais de la musique. Rien ne l'y prédestinait pourtant. Lui qui est né dans les Alpes n'a pas d'origines asiatiques. Mais dès 11 ans, lorsque les autres enfants commençaient l'anglais ou l'allemand, il a appris le chinois. Sa passion pour la Chine ne s'est pas tarie depuis et s'est superposée à son autre amour, la musique. Le conservatoire de Shanghai, puis une thèse sur l'industrie du disque en Chine l'ont poussé à franchir le pas et à enregistrer un premier album en 2007. Le challenge était alors de chanter en chinois, ce qui n'a pas manqué d'intéresser les médias locaux qui l'accueillent régulièrement. "Pour un Français, être invité à la télé pour chanter un air chinois connu, ce n'est pas trop difficile. Le plus dur, ça a été d'imposer mes propres chansons" explique-t-il.

Pour son second album, à paraître au printemps prochain, le chanteur a placé la barre plus haut, en essayant d'ajouter à ses mélodies simples et occidentales des touches de musique chinoise. Une démarche difficile. "Faire passer du Obispo ou Goldman à la chinoise à Shanghai, cela fait exotique et la France plaît, donc ça marche. Mais dans le sens inverse, les choses se compliquent. La musique chinoise n'est pas reçue comme une évidence en Europe", selon lui. Cette fois-ci, son but est de faire aimer ses chansons en chinois côté européen. Pour cela, il a mis toutes les chances de son côté. Il chante dans les deux langues et, comme si cela ne suffisait pas, il a décidé de faire le mixage de l'album en France, puis le mastering en Chine.

Dimanche 8 Mars 2009 - 22:01



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