A 20h08 (14h08 à Paris), ce 8 août 2008, le coup d'envoi des XXIXe Olympiades a été donné au Nid d'oiseau, stade futuriste et symbole de cette Chine montante, qui inspire admiration et inquiétude dans le monde. Après les critiques virulentes contre la répression tibétaine et les 90.000 tués du tremblement de terre de mai, les Chinois, au nationalisme à fleur de peau, avaient à cœur de s'unir autour des Jeux et de les réussir de manière spectaculaire pour concrétiser le rêve commencé en 2001 lors de l'attribution des JO.
Conçue depuis trois ans comme un secret d'Etat, placée sous la baguette du metteur en scène Zhang Yimou, la cérémonie d'ouverture au stade olympique s'est révélée grandiose. D'une durée de 50 minutes, le spectacle était divisé en deux parties, "Civilisation brillante" et "Ere glorieuse". Dans la droite ligne de l'exaltation de la civilisation chinoise de 5.000 ans, prônée par le régime communiste, il a notamment célébré les quatre inventions chinoises, le papier, l'impression, la poudre et la boussole.
Dans un déluge de couleurs et de sons, le sage Confucius, jadis férocement critiqué par Mao Zedong, a eu les honneurs des débuts avec une de ses maximes célèbres : "N'est ce pas un bonheur d'avoir des amis qui viennent de loin". Pour l'écriture, des danseurs ont tracé une immense calligraphie avec leurs corps. En tout, pas moins de 15 000 figurants ont été mobilisés pour cette cérémonie et 29 000 feux d'artifice ont été tirés. u[