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Des banquiers s'offrent Endemol




Endettement, baisse de la production, usure des programmes: les difficultés du géant Endemol se précisent .

Elles se précisent même tellement selon le Financial Times (repris ce matin en France par La Tribune) que le capital de l’entreprise pionnière de la téléréalité va changer de mains. “La majorité du capital sera désormais détenue par les créanciers” indique la Tribune, à savoir des banques et des hedge funds.

Tout cela parce que pour acheter ses parts à Telefonica, voici quatre ans, Endemol a dû s’endetter à hauteur de deux milliards d’euros. Le pari semblait raisonnable, à ceci près que les résultats n’ont pas suivi. Loin de progresser, le chiffre d’affaire stagne (“au mieux”, selon la Tribune) et les observateurs attendent une chute de l’excédent brut d’exploitation, de l’ordre de 22%, sur fond de recul de la production.

Or, en raison de clauses particulières au moment du rachat, les créanciers sont en droit de demander, en cas de mauvais résultats, le remboursement immédiat de la dette de la société. Et en cas d’incapacité, ou de refus, de cette dernière, les mêmes créanciers peuvent échanger leur dette contre des actions. Voilà pourquoi Endemol International, machine à fric fondée par John De Mol et Joop van den Ende en 1994, rachetée en 2007 par trois sociétés Cyrte (société d’investissements qui gère une partie des fonds de De Mol), Médiaset (société de Berlusconi) et Goldman Sachs, aujourd’hui première société mondiale de production dans le domaines des jeux télévisés et du divertissement sera bientôt la propriété majoritaire de banques.

Une nuance toutefois: les nouveaux actionnaires auraient accepté de rester minoritaires au conseil d’administration

Mardi 30 Août 2011 - 15:36



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