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Ecoutez Adrienne Pauly - J'veux un mec




Belle comédienne brune, regard de braise, présence magnétique, amoureuse de la scène et des mots, cherche rôle à sa mesure. Talent évident, mais parfois hésitant, Adrienne ne sait sur quel pied danser car son vrai rêve c'est de chanter.

Ca lui a pris un soir de pluie devant les roses du jardin –son premier public-, elle avait sept ans, chantonnait « faites que mes parents reviennent… » et les pétales tremblaient. Son rêve de gosse resurgit à vingt trois ans pendant les soirées arrosées où elle finit non pas sous une table, mais debout sur un canapé, allongée dans une cuisine ou accroupie dans la rue, accrochée à un micro imaginaire à chanter à tue tête les airs qui lui viennent et les mots qui la hantent.

Le jour, Adrienne se trouve nulle, mais la nuit elle le chante si bien qu’elle décide de le rester. Elle enchaîne les castings avec un air mauvais et une désinvolture enfantine, elle se laisse pousser un poil dans la main et devient la bête noire qui observe dans son coin ce monde qui avance sans elle et qui la regarde de haut. Adrienne garde la tête haute et le regard fier malgré les marques de semelles de ceux qui lui marchent dessus. Rien de tel qu’une tranche de vie pourrie quand on a l’esprit subtil pour s’en moquer et une voix sensuelle pour la porter haut et fort.

La nuit, Adrienne écrit. Elle se met dans la peau de gens de tous les jours qui comme elle n’aiment pas confronter leurs rêves à la réalité : une caissière du Prisunic, une fille seule en quête d’amour… les garçons, les cigarettes et les femmes qui les fument… Le cafard qui succède au rêveries. Avec sa jolie voix grave et légèrement fêlée, elle fredonne ses textes drôles, un brin provoc sur un magneto qui ne la quitte pas. Au hasard de ses rencontres nocturnes, Adrienne croise le chanteur Camille Bazbaz qui lui apprend trois accords de piano puis Christophe Ernault (« Allistair ») qui l’aide à trouver un son enlevé et swingant proche du rock des Stranglers. La future chanteuse rappelle alors deux amis d’enfance : Nicolas Ulman, guitariste et comédien, future star des nuits parisiennes, et Adanowski, chanteur crooner, tombeur de ces dames, qui sort un album à la rentrée. Yarol Poupaud (FFF) abandonne sa guitare pour la batterie et mène à la baguette ce groupe qui compte aussi le clavier des AS Dragon, Michael Garçon.

Depuis deux ans, Adrienne et son band enflamment les scènes parisiennes. Quand le quatuor de mâles apparaît sur scène, les admiratrices s’approchent. Dans l’ombre, une silhouette élancée débarque au milieu des musiciens. Les fans rappliquent. Une jeune fille toute menue se livre alors à un public ébahi.

Entre délire et lucidité, exubérance et timidité, de bars glauques en bancs publics, de rock velours en variété au poil, sa voix envoûtante nous emmène dans des chansonnettes modernes sortes de cartes postales trashs qu’on reçoit comme des baisers volés. Poupée fragile ou bête sauvage : élégante et destroy, glamour et populaire. On lui cherche déjà des liens de parenté avec des légendes : de Juliette Gréco à Catherine Ringer. Ceux qui la connaissent déjà savent que sa voix la portera loin et que ce premier album vivra longtemps.

Site : http://www.adriennepauly.com/

Adrienne en concert sur la fin 2006 et sur 2007 :

02.11.06 Massy (91) / Centre Paul Bailliart (Primeurs de Massy)

15.11.06 Montauban (82)/ Le Local

16.11.06 Montpellier (34) / Festival 100%

28.11.06 Paris / Nouveau Casino

15.12.06 Montreuil (93) / Agro'Notes

23.01.07 Montbrison (42) / Théâtre des Pénitents

09.03.07 Clamart (92) / Espace Saint Jo

24.04.07 Chevilly (94) / Centre Culturel

Lundi 9 Octobre 2006 - 20:35
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