Connectez-vous S'inscrire

Ecoutez Miss Dominique - Puisque tu me vois d’en haut


Dominique de la Nouvelle Star, devenue Miis Dominique l'artiste, viens de sortir son deuxième single "Puisque tu me vois d’en haut" extrait de l'album "Une femme battante" qui s'est déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires (disque d'Or). Cette chanson a été écrite et composée par Miss Dominique.



Miss Dominique est née à Sarcelles et n’attend pas 7 ans pour décider de sa carrière : elle sera championne de gym ! Heureusement, sa mère l’inscrit à la chorale pour lui inculquer les valeurs du Gospel. On l’a échappé belle ! À 12 ans, en Martinique où elle suit ses parents, elle se sent seule dans un pays qu’elle ne connaît pas, une seule distraction : la bibliothèque du coin où elle découvre les CD d’ Ella Fitzgerald et de Sarah Vaughan.

A 17 ans, premiers concerts de jazz dans les bars de plage où les musiciens égrainant les pieds dans l’eau des standards usés jusqu’à la moelle manquent de s’étrangler quand elle déboule en talons aiguille sur le sable prenant la mer pour son public.

Elle est déjà dans un autre espace-temps et décide de quitter l’île...

Un coup d’autostop plus tard, un vieux monsieur étonné par Miss Dominique et ses ambitions (économiser pour se payer une école de chant, comme dans Fame) sourit et lui tend un dossier : “Remplis-le, on verra ce qu’on peut faire”. Ce n’est pas un prince charmant déguisé mais le Vice Président du Conseil Général des Antilles : deux mois plus tard, Dominique reçoit sa bourse pour l’Ecole Supérieure du Spectacle à Paris. Sa chambre de bonne fait 6 m2 mais le bonheur est grand comme la mer des Caraïbes… Bon, seule black de l’école, elle découvre sa voix (Soprano coloratur), Carmen, le baccalauréat, le théâtre et le pouvoir de faire pleurer : une Drama Queen est née …

Les années d’apprentissage passées, elle part pour New Orleans se frotter aux Sisters de Louisiane avec pour seul bagage SA devise : L’avenir appartient à ceux qui n’ont pas peur de lui ! Les portes des bars de Burbon Street s’ouvrent et le miracle a lieu : la fillette de Sarcelles chante le blues dans le Saint des Saints devant un public venu du monde entier pour écouter cette musique. Riche de cette expérience, elle rentre en France et implore Dieu : “Fais-moi un signe, que dois-je faire de ma voix ?”. Une télé allumée dans un coin lui envoie un message écrit : si tu crois que tu as du talent, inscris-toi à la Nouvelle Star (Sic !…)

La suite on la connaît, le casting de Rennes, Marianne James en larmes implorant sa bénédiction, un pays toutes générations confondues qui pleure quand elle chante Calling You, les tenues chatoyantes qui moulent ses formes portées en étendard, les harangues Gospel au public de Baltard, l’alibi de l’ethniquement correct explosé en plein vol quand elle arrive en finale et qu’elle conquiert des territoires pensés comme hermétiques à la Soul par la seule grâce de sa Voix.

Dépassant les frontières de genre, elle propose pour son premier album un mélange d’épure (Les moulins de mon cœur), de pudique retenue (Le cinéma), d’émotion concentrée (Calling you), d’explosions jouissives (J’attendrai, Ain’t no mountain high enough, Halleluya) et se dévoile dans quatre de ses compos dont elle signe parole et musique : « Puisque tu me vois d’en haut » où elle montre son carburant : la présence invisible de ceux qui ne sont plus là et guident désormais ses pas,

« Une femme battante », où elle lâche dans les refrains une détresse impudique, une démesure aux accents de Shirley Basset, « Quand tu seras prêt », comme une chanson soul naïve des sixties sur une cadence de Procol Harum,

« Doudou » tout en distance, humour et nonchalance salvadorienne (le sourire et la douceur d’Henry ne sont pas loin) exprimant la problématique de la solitude de la performeuse de fond en milieu urbain...

Miss Dominique, vous êtes bien une femme battante, de celles qui se forgent un destin à la hauteur de leur talent... (Andre Manoukian)

Mardi 16 Janvier 2007 - 23:13
sur cette page