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Fatal de Michaël Youn

Sortie le 16 juin 2010




Fatal de Michaël Youn
Fatal... c'est Fatal Bazooka, un rappeur bling-bling et hardcore. En fait, un personnage de sketch créé par Michaël Youn dans son show-télé "Morning Live", puis développé dans l'album "T'as vu" vendu à plus de 500 000 exemplaires. Ce film raconte ce que serait devenu ce rappeur s'il en avait vendu... 15 millions ! Fatal est désormais une énorme star. Des millions de fans, des dizaines de tubes, 4 Music Awards de la Musique du meilleur artiste de l'année, une ligne de vêtements, un magazine et prochainement l'ouverture de son propre parc d'attraction : Fataland. Il est le N°1 incontesté. En apparence tout va bien... mais en réalité, Fatal ne sait plus où il va, parce qu'il ne sait plus d'où il vient : depuis ses débuts, il fait croire qu'il a grandi dans le ghetto... alors qu'en fait, il est né dans un petit village de Savoie, en plein coeur des Alpes. Mais on ne peut pas être un "gansta" quand on est un fils de bergers de Savoie, alors Fatal a préféré cacher ses origines et oublier son passé...

Réalisé par Michaël Youn
Avec Michaël Youn, Stéphane Rousseau, Isabelle Funaro...

Du petit au grand écran...

Succès musical, Fatal Bazooka est né en 2002 de l'imagination de Michaël Youn lors de l'émission matinale de M6, le Morning Live. Michaël Youn et ses acolytes ont depuis sorti un album intitulé "T'as vu" et plusieurs singles dont "Fous ta cagoule", "Mauvaise foi nocturne" avec Pascal Obispo ou encore "en compagnie" de la chanteuse Yelle.

Un acteur-réalisateur

Le défi consistant à porter la double casquette d’acteur-réalisateur a été relevé par Michaël Youn, non sans difficulté : "Un acteur a besoin de s’abandonner, alors que le réalisateur doit avoir un œil sur tout. Il me semble que le second l’a emporté sur le premier."

L'avis du producteur

Ilan Goldman (99 francs, La Môme, etc.), le producteur de Fatal, avait récemment produit La Rafle, dans un genre cinématographique bien différent. Mais pour lui, ces deux films ont en commun le fait qu'il s'agisse d'histoires possédant une forte identité en termes de sens : "Fatal est une comédie satirique qui touche des sujets importants, universels. Mais ce qui m'intéresse au delà du film c'est qu'il est l'expression même dans l'état d'esprit dans lequel se trouve Michaël. C'est un artiste qui est au départ un jeune provocateur hyper doué, qui a senti à un moment un fort désir et l'obligation d'évoluer, d'avoir à dire quelque chose", confie-t-il.

Retrouvailles

Fatal marque la septième collaboration entre Michaël Youn et Vincent Desagnat au cinéma, après Incontrôlable (2006), Iznogoud (2005), Le Carton (2004), Les 11 commandements (2004), La Beuze (2002) et La malédiction de la mamie (2000).

Un champion de kick boxing

A noter également la présence au casting du champion de kick boxing Jérôme Le Banner, qui n'en est pas à sa première expérience d'acteur puisqu'il avait déjà partagé l'affiche de plusieurs films, dont Scorpion (Julien Seri) et Astérix aux Jeux Olympiques (Thomas Langmann, Frédéric Forestier).

Pourquoi Stéphane Rousseau ?

Michaël Youn revient sur le fait d'avoir choisi Stéphane Rousseau (Les Invasions barbares en 2003) pour prêter ses traits au personnage de Chris Prolls, l'adversaire de Fatal Bazooka : "Quand il a passé les essais, il dégageait un côté Jean-Claude Van Damme universel, du genre je m'adresse à la terre en totalité, qui m'a beaucoup plu", confie-t-il.

Dénoncer la misogynie de certains clips

Fatal peut aussi être vu comme un film engagé, puisque Michaël Youn affirme avoir voulu dénoncer, par le biais du comportement de son personnage, la misogynie fortement ancrée dans les clips qui défilent sur les chaînes télévisées.

Sources d'inspiration

Pour construire le personnage de Fatal, un rappeur au sommet de sa gloire et de son mode de vie, Michaël Youn s'est inspiré de plusieurs célébrités faisant le succès des magazines people, telles que Paris Hilton, Puff Daddy ou encore Britney Spears.
Pas seulement drôle

Même si Fatal est une satire, Michaël Youn insiste sur le fait qu'il s'agit aussi d'un film proposant une réflexion sur la célébrité et ses problématiques : "Que se passe-t-il quand on est mis dans la lumière, quand du jour au lendemain on devient une vedette, quand les gens vous reconnaissent dans la rue ? Et puis qu'arrive-t-il quand on replonge dans l'ombre. (...) Fatal parle des has-been, de la difficulté à rester sincère en face des caméras et du public, ce qui est difficile. Dans ce sens c'est un film très personnel", explique-t-il.

Une idée

L'idée de faire un film sur le personnage de Fatal est venue à Michaël Youn au moment où il a commencé à réfléchir à une histoire évoquant une sorte d'archétype de la réussite brusquement "traîné dans la boue" : "Il aurait pu être footballeur ou joueur de tennis. Et puis j'ai pensé à Fatal que nous avions créé au Morning Live. J'ai imaginé qu'il connaissait un succès énorme, qu'il était devenu une star, accro au succès, et qu'il allait morfler", se remémore-t-il.

Un tournage canadien

Initié début 2009, et après quelques repérages à Montréal, Michaël Youn a réellement commencé le tournage de son premier long métrage en tant que réalisateur au mois d'Août 2009, tournage qui s'est achevé en septembre de la même année.

La compagne de Michael Youn au casting

Isabelle Funaro, sa compagne depuis deux ans, incarne une bimbo superficielle répondant au nom d’Athéna Novotel. Michaël Youn confie : «Toute ressemblance avec un personnage existant n’est absolument pas fortuite». Cependant, au départ, il confesse avoir hésité à l'engager : « J’avais très peur qu’elle puisse être mauvaise à cause de moi. C’est normal d’agir ainsi pour celle qu’on aime. Mais Isabelle a co-écrit le scénario, elle voulait se lancer. L’équipe, dont mon producteur, y croyait du comme fer. J’ai cédé pour un essai. (...) Toutes mes angoisses se sont envolées. Elle va aussi loin que moi dans la comédie, sinon plus. (...) J’ai été plus dur avec Isabelle qu’avec les autres. Ça n’a pas été tous les jours facile pour elle. »

Les influences cinématographiques

Interrogé sur ses modèles cinématographiques, Michaël Youn confie : "J’aimerais que le film ressemble aux comédies de Ben Stiller ou de Peter et Bobby Farrelly. Ce sont mes influences. "

Fatal : entre Joey et Johnny?

Dans une interview accordée au journal Le Parisien, Michaël Youn révèle s'être inspiré de chanteurs bien connus de la scène musicale française : « Le film évoque l’histoire d’un type qui serait entre Joey Starr et Johnny Hallyday », selon lui.

Mercredi 16 Juin 2010 - 04:43



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