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Florent Marchet - Rio Baril

Sortie digitale le 15 décembre 2006, sortie physique le 8 janvier 2007




Document sans nom

Nourri par les chroniques exemplaires et parfois tragiques de nombreux villages français, Florent a envie de dépasser le « kaléidoscope » que constitue traditionnellement un album : cette fois, il veut raconter une histoire. Un album en forme de roman. Il se situera donc à Rio Baril et racontera l’itinéraire d’un même héros : soient l’enfance, la fuite vers « la vraie vie », les espoirs et les désillusions, la réalisation (ou pas) de soi, la vie à deux, l’épreuve de réalité, la déréliction… Jusqu’au fait divers, point d’orgue de l’existence pour beaucoup, cruelle minute de dérapage pour d’autres… Une sorte d’autobiographie imaginaire donc, entendons : une âpre fiction (projection) de soi, de celles que l’on découvre dans les livres et les films, et dont on se dit parfois : ça pourrait m’arriver… Pour que ça ne lui arrive pas, Florent l’écrit… Salutaire exorcisme que la création…

Il entame donc la conception de son western au bord de la mer. Aussi loin qu'il s’en souvienne, Florent a toujours eu une passion pour les westerns au sens strict (L'homme des hautes plaines, Impitoyable) et au sens large (Dogville, Mysterious Skin…). L’écrivain Arnaud Cathrine – cow-boy s’il en est – l’accompagne sur quelques titres. Ce faisant, Florent prépare son orchestre, achetant aux quatre coins du globe les instruments qu’il rêve d’entendre sur l’album : ukulélé, autoharp, banjo, Toy Organn, piano-jouet...

Au terme de plusieurs semaines d’écriture et de composition, Florent s’installe pour plusieurs mois dans le studio Las Tavennetas (situé à quelques kilomètres de Rio Baril (périphérique nord de son cerveau, puis deuxième sortie à droite) et commence l’enregistrement des premiers titres. Il retrouve Erik Arnaud qui co-réalise avec lui l’album. Bertrand Perrin, François Poggio, Frédéric Baudimant, Stephan Blaut (et ses rillettes de chevreuil) viennent bientôt compléter l'équipage. Goody – le chat – supervise les opérations, sauf quand il dort (Florent découvre que son chat est sourd à toute tentative de déstabilisation musicale…). Les arrangements cuivres et cordes que Florent a écrits seront joués par une fanfare, un quatuor à cordes et l’orchestre philharmonique de Sofia. Enfin, trois invités viennent prêter leur voix : Dominique A, Philippe Katrine et Jasmine Vegas.

Admiratif du travail de Ryan Boesch (responsable du mixage et de la réalisation des trois derniers albums de Eels), Florent et Erik partent en juin 2006 à Hollywood pour mixer avec lui l’album, dans le célèbre studio Sound Factory. Le dernier jour du mixage, ils auront même le privilège d'avoir Neil Young comme voisin. Florent se vantera par la suite d'avoir caressé son chien, on ne saura jamais si c’est vrai. 

De retour en France (tout gonflé de fruits trop gras), Florent sollicite le photographe Charles Fréger – qui avait déjà habillé Gargilesse – pour réaliser le clip du premier single de l’album et tourner les images vidéo qu’il a imaginées avec Arnaud Cathrine pour la création de l’album sur scène.

Et… rideau. Celui de la scène. Qui s’ouvrira bientôt sur Rio Baril.

Retrouvez sur www.florentmarchet.com dès le 4 décembre le COURRIER BARILLOIS pour le découvrir...


Mercredi 29 Novembre 2006 - 22:10
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