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Franklin - Artificial Light


Etre un autre pour mieux se réinventer : utopie schizophrénique ou geste de survie ?



C'est ainsi qu'est né Franklin en marge du projet Double U; Au départ comme un désir de liberté et d'affranchissement. Ainsi sortait en 2009 Every Now And Then, disque de pop électronique aux réminiscences West Coast, doucement psychédélique.

Là ou les albums de Double U creusaient un sillon post folk teinté d'électronica intimiste et sombre, Franklin se tourne vers la lumière sous toutes ses formes. La lumière, artificielle ou solaire, est inaliénable. Elle donne vie aux objets, nous dévoile la réalité sans jamais se révéler elle même. Il y a cette même envie dans Artificial Light. S'amuser, se jouer des codes, ne pas sombrer dans la caricature, échapper a toute catégorisation.

Ce rêve d'hybridiation se retrouve dans la musique de Franck Rabeyrolles depuis toujours. A première vue ce disque pourrait passer pour un disque de pop électronique synthétique, mais c'est au coeur des morceaux qu'on appréciera la versatilité du style Franklin, les ruptures rythmiques, leurs jeux d'ombre et de lumière, véritable jeu de cache-cache.




Interludes flottants, dissonances synthétiques et guitares texturisées : les morceaux se livrent à travers leurs différentes strates, laissant un jeu de lumières s'installer à travers des prismes saturés de couleurs.

Si l'on s'attarde sur "The AhAh theory", premier morceau de l'album, il exprime à lui seul un rapport ironique et ludique à la Pop et au R'nb, avec une dynamique déstructurée faussement dansante, alors qu'un peu plus tard "Oslo in August" décrit de façon plus littérale un état d'hypnose que produit la beauté sidérante d'une ville. "Animal tv show" nous fait onduler sur l'étonnante lassitude générée par un écran de télévision, et "Cats in the flat" raconte le ballet fugace de chats dans un appartement au crépuscule.

Là ou Every Now And Then invitait au roadtrip cinématographique en faisant défiler des paysages sonores nostalgiques, Artificial Light nous convie à un jeu plus pictural de miroirs et de facettes pour une expérience sensorielle et rythmique unique.

Mercredi 7 Septembre 2011 - 01:18



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