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Freshlyground - Nomvula

Sortie depuis novembre 2006




Pour chacun des sept membres du groupe, Freshlyground n’est pas seulement un aboutissement musical. Chacun d’eux, de par ses origines, véhicule une version différente de son africanité. Lorsqu’ils enregistrent ensemble, les styles, les parfums, les couleurs et les attitudes de chacun sont emportés dans un processus pas très éloigné de la fission nucléaire qui aboutit à une sorte d’explosion atomique.

“L’exubérance à l’état pur”, “la passion”, “une énergie bouillonnante”… tels sont les premiers mots apparus sous les doigts des chroniqueurs tapant sur leur clavier, suivis de près par “honnêteté”, “profondeur” et “intégrité”. La personnalité de chaque membre est prise en compte dans chaque titre et chaque mélodie, fruit d’un consensus obtenu par voie démocratique. Et les résultats sont époustouflants.

Aux instruments habituels (basse, batterie, claviers et guitare), Freshlyground ajoute une touche de violon et de flûte, et parfois également une mbira, traditionnel « piano à pouce » africain, et un saxo. A l’instar des groupes africains, leurs numéros de danse sont peu chorégraphiés de manière à permettre la spontanéité qui naît de leur énergie scénique. “Oublie ton destin, lève-toi et vis ” chante Zolani, l’interprète principale, qui sait exactement comment mettre le feu à une salle.

Un son qui fait de plus en plus de bruit ! Depuis la sortie de leur premier album, « Jika Jika », et ce fameux premier concert aux magnifiques Kirstenbosch Gardens, l’étoile de Freshlyground s’est vite envolée vers les sommets. Le groupe s’est fait remarqué en jouant au North Sea Jazz Festival aux côtés de Femi Kuti, Miriam Makeba et Stanley Clarke, ainsi qu’au Robben Island African Music Festival, avec Oliver Mtukudzi et Jonathan Butler. Ils furent ensuite invités à jouer au Zimbabwe, en Tanzanie, à l’île Maurice, au Mozambique, au Japon, en Allemagne, en Belgique et en Hollande.

Au moment de l’enregistrement du deuxième album « Nomvula », Freshlyground s’était familiarisé avec son nouveau statut de représentant de la diversité Sud-africaine. Le magnétisme de Nomvula tient peut être au savant équilibre entre des mélodies enjouées et accrocheuses et des ballades très introspectives, à moins qu’il ne s’agisse de l’harmonie entre les différents éléments du groupe ou de leur immense complicité musicale. Quoi qu’il en soit, cet opus s’annonce indéniablement comme celui qui va propulser le groupe sud-africain sur la scène internationale. Avec « Doo Be Doo », single des plus accrocheurs (demandez à n’importe quel gamin Sud-africain âgé de deux ans !), Freshlyground a définitivement
conquis le public. Cette chanson fût la plus jouée en Afrique du Sud en 2005 !

Le groupe bat des records là-bas : le deuxième single de l’album, “I’d like”, s’est maintenu à la première place du classement pop 5FM pendant trois semaines consécutives, tandis que l’album s’est vendu à quelques 150 000 exemplaires (triple disque de platine, malgré un marché lourdement pénalisé par le piratage) et que les concerts se succèdent (plus de 200 en 2005). Freshlyground passe sur toutes les stations de radio du pays. Robbie Williams les a choisis pour assurer la première partie de sa tournée Sud-africaine ! Un succès qui n’a pas entamé la personnalité de chacun des membres du groupe.

Partout, Freshlyground fait sensation. En Afrique du Sud, un public où se mélangent toutes les races se précipite pour les voir. Les anciens se lèvent et dansent. Les ados branchés chantent les paroles des chansons. Les gamins blancs imitent leurs danses. Le simple fait qu’un tel groupe existe aujourd’hui en Afrique du Sud est la promesse d’un avenir harmonieux.

Ils ne s’en tiennent pas là : leur album “Nomvula” est sorti chez SONY BMG en Europe. Surmonter les clivages historiques, défier les stéréotypes musicaux, c’est ce qu’ils ont fait depuis toujours. Il est grand temps qu’un groupe afro-pop apporte un peu de magie musicale africaine au monde. Vraiment.

Mercredi 10 Janvier 2007 - 12:53
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