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Hey Hey My My : A Sudden Change Of Mood

Sortie le le 12 avril en numérique et le 26 avril en physique


Après un opus éponyme sorti en 2007, le groupe Hey Hey My My revient en avril 2010 avec un deuxième album intitulé A Sudden Change of Mood.



Hey Hey My My : A Sudden Change Of Mood
L’époque était au retour du folk, de son (faux) dépouillement et de ses (vraies) prouesses mélodiques : en 2007, Julien Gaulier et Julien Garnier publient sous le nom de Hey Hey My My un premier album gorgé de « sing-along » aux accroches délicieusement acoustiques et le succès est au rendez-vous. Question de timing, certes, mais également le résultat d’une drôle d’aventure musicale…

En effet, en marge d’un projet musical foncièrement punk, British Hawaii, la collection de chansons qui est devenu le premier album de Hey Hey My My a été patiemment élaborés par nos deux compères, le week-end, à l’abri des regards. Ainsi, à l’époque, si la semaine se vivait à 100 à l’heure au son binaire et électrique du punk rock, le dimanche après-midi était lui bercé par les cliquetis étouffés des guitares acoustiques dans la maison d’enfance de Julien Gaulier.

Cette étrange schizophrénie musicale ne pouvait décemment pas durer. Rejoint par Michel Aubinais à la batterie, le groupe monte défendre ses douces chansons folk sur scène mais laisse peu à peu laisse l’électricité les pervertir de l’intérieur. Neil Young, sur son live Rust Never Sleeps paru en 1979 les avait pourtant bien prévenu : « Hey hey, my my, rock’n’roll will never die ».

En tournée dans les plus fameuses salles de concerts française comme sur les plus prestigieux festivals, Hey Hey My My devient ainsi cette formidable machine de guerre que nombreux ont découvert, décontenancé au premier abord puis finalement totalement converti à ce que l’on pourrait décrire comme un Crazy Horse – la fameuse formation scénique de Neil Young – resserré dans une formule rock.

A l’heure d’enregistrer le deuxième album, le doute n’est plus permis : Hey Hey My My n’est pas un simple (énième ?) groupe de folk mais bien un trio hybride, passionnée par la musique dans toute son étendue. Car après la ferveur électrique de la scène, le trio va découvrir avec émerveillement les possibilités infinies du studio en co-réalisant l’album avec Frédéric Soulard (Poni Hoax, Limousine, Viva & the Diva).

Ainsi, les quelques mois passés au Studio Pipo, pépinière de talents parisiens – on y croise pèle mêle Revolver, Alister, le Tone etc. – vont définitivement libérer le « son » Hey Hey My My. Ni folk, ni rock, ni même pop, électro ou punk, les nouvelles chansons du groupe affichent toutes les couleurs de l’arc-en-ciel musical, tout en gardant l’immédiateté, la fraicheur insolente et cette écriture à l’ancienne qui faisaient la réussite de leur premier essai.

Guidé par une énergie nouvelle et une science des arrangements savamment distillée, Hey Hey My My habille désormais ses chansons sur mesure : punk et déjanté sur Groove Combat ou Oh Lord!, sexy et près du corps sur Jazzlol ou The Next Bar, foncièrement excentrique sur le tubesque Not Fun Anymore… Totalement décomplexé, le groupe conduit aujourd’hui ses morceaux aussi bien au piano (Hopeless Girls, sous haute influence de McCartney) qu’à la guitare (Pool et son final explosif) avec cette même idée de la mélodie qui fait mouche.

Une véritable prouesse artistique, mise en valeur par le mix ébouriffant de l’américain Tony Hoffer (Supergrass, Air, The Kooks, Beck…), qui permet aujourd’hui à ces trois musiciens de citer (sans ciller) la pop baroque de Queen, d’évoquer avec passion la power pop de Big Star, de headbanger avec Weezer ou les Queens of the Stone Age et d’aligner, au final, une douzaine de tubes malins, agités et addictifs. Le rock’n’roll a décidément de bien beaux jours devant lui.

Samedi 27 Mars 2010 - 20:10



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