Connectez-vous S'inscrire

Hitman




L’agent 47 (Timothy Olyphant, shérif ambigu de Deadwood) est l’assassin parfait, une véritable machine à tuer programmée depuis l’enfance. Roi de l’infiltration, il accomplit ses missions au nez et à la barbe de la police et notamment d’un inspecteur d’Interpol (Dougray Scott) qui a fait de sa capture sa priorité. Un jour pourtant, lors d’une mission en Russie, 47 se retrouve piégé par ses propres employeurs. Il réussit in extremis à prendre la fuite, en emmenant avec lui Nika, la jeune maîtresse de l’homme qu’il vient d’assassiner (Olga Kurylenko) et qui, curieusement, a éveillé une part d’humanité en lui dont il ne soupçonnait pas l’existence…

Paru fin 2007, Hitman est le deuxième film de Xavier Gens, révélé avec son premier long-métrage Frontières, survival horrifique sauvage et gore, dont la diffusion en salles est postérieure d’un mois à celui-ci. C’est pourtant Frontières qui a décidé les producteurs américains et l’équipe d’EuropaCorp (Luc Besson et Pierre-Ange Le Pogam) à confier les rênes de l’adaptation du célèbre jeu vidéo édité en 2000 par Eidos à ce jeune réalisateur français de trente-deux ans. Fort d’une distribution audacieuse (on se réjouit de la présence de Robert Knepper, fameux T-Bag de la série Prison Break), ce thriller d’action très stylisé a respecté au maximum l’univers du jeu dont il s’efforce de restituer les visuels, les angles de vues et les postures iconiques. Mais, s’il aborde des thèmes plus profonds, comme la mythologie de l’agent 47, et la psychologie des personnages, il ne fait que les survoler en se contentant d’aligner les scènes choc, de la manière la plus efficace possible certes, mais en laissant le spectateur un peu plus exigeant sur sa faim.

Interactivité : 3/5 Le film est présenté ici dans sa version intégrale non censurée (la violence y est moins édulcorée que dans la version diffusée en salles). Supervisée par Xavier Gens, l’édition permet de découvrir les secrets de fabrication du film, même si le making of apparaît un peu trop politiquement correct. Le commentaire audio (un tantinet laborieux) du cinéaste et de son directeur photo met en exergue les nombreuses influences du réalisateur cinéphile et permet également d’apprendre l’existence d’une fin alternative et de scènes coupées (dont un baiser entre 47 et Nika), lesquelles, hélas, ne sont disponibles que sur l’édition Blu-ray.

Image et son : 5/5

Mardi 1 Juillet 2008 - 19:37
sur cette page