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Honeycut - Comedians




Honeycut - Comedians
Après Pigeon John et Antonionian, Honeycut est la nouvelle perle de la collection Elektriks à paraître. Né dans la baie de San Francisco, le trio Honeycut pratique une soul garage et futuriste.

Les pieds ancrés dans la musique des maîtres d’antan et les oreilles rivées vers un son d’avenir, leur 2ème album, ‘Comedians’, réalisé par un des 3 membres du groupe, Hervé Salters (aka General Elektriks), aligne sans complexe mélodies sensuelles, grooves féroces, arrangements sophistiqués et traitements sonores radicaux.

Honey. Suave comme le miel. Cut. Tranchant comme le couteau.

Né dans la baie de San Francisco, le trio Honeycut pratique une soul garage et futuriste. Les pieds ancrés dans la musique des maîtres d’antan et les oreilles rivées vers un son d’avenir, leur 2ème album, ‘Comedians’, réalisé par un des 3 membres du groupe, Hervé Salters (aka General Elektriks), aligne sans complexe mélodies sensuelles, grooves féroces, arrangements sophistiqués et traitements sonores radicaux. Le disque culmine dans de véritables moments de bravoure musicale, tels le solo de clavinet de ‘Can We Relate ?’, l’envolée lyrique du refrain de ‘Climbing’ ou les échappées de cuivres de ‘The Comedian’ et de ‘The Fruit Trees’.

Bart Davenport : voix, basse. Hervé Salters : claviers, production. Tony Sevener : batterie, MPC.

Les 3 hommes se rencontrent à San Francisco. Ils viennent tous d’univers musicaux différents, mais se retrouvent autour d’un amour commun pour la Soul et le Funk des années 60/70. Ils n’ont ceci dit aucunement l’intention de faire un disque de revival, persuadés tous trois que la meilleure forme d’hommage est l’irrévérence. Sorti en 2006 aux USA chez Quannum Projects, leur premier album, ‘The Day I Turned To Glass’, est un mélange explosif de funk d’anticipation, de pop pointue et de hip hop. Salué par la critique outre-Atlantique et adopté par Apple (leur morceau ‘Exodus Honey’ est choisi pour la pub télé du iMAC de l’époque et devient le logo sonore de Leopard, logo sonore que tout acheteur de Mac entend lorsqu’il allume pour la première fois son ordinateur), le trio tourne pendant un an aux USA et Canada et retourne club après club avec leur prestation scénique ultra-énergique. L’album ne sortira malheureusement pas en Europe pour de sombres raisons de banqueroute de distributeur (TVT).

2ème album.

A la fin de la tournée de ‘The Day I Turned To Glass’, Hervé se plonge dans ce qui deviendra ‘Good City For Dreamers’, le 2ème disque de General Elektriks. Bart repart aussi vers sa carrière solo et sort ‘Palaces’. Profitant de moments de répit que leur laissent leurs projets respectifs, les 3 membres de Honeycut se mettent au travail pour le 2ème opus. Ils décident de s’écarter du mode de production façon hip hop qu’ils avaient adopté pour le 1er album, et composent les morceaux à l’ancienne, lors de quelques jam sessions. Bart à la basse, Hervé au piano, Tony à la batterie. Ils enregistrent les bases des nouvelles chansons en 2 week-ends au Studio That Time Forgot et chez Carriage House Recorders, à San Francisco. Hervé fini d’arranger les morceaux dans son home studio, The Audio Kitchen.

Attention, il convient de ne pas se laisser induire en erreur par le côté plus ‘classique’ de l’élaboration de ce second disque : ‘Comedians’ est bien, comme son prédécesseur, un magnifique ovni. Une sorte de numéro d’équilibrisme musical sans peur et sans reproche qui défie les lois des formats et mélange sans effort les époques et les genres. Funk, Rock garage, Pop oldschool, Afro-Beat, psychédélisme, pop synthétique (entre autres) passent tous à travers le filtre d’Honeycut, sans discrimination aucune, pour donner naissance à une Soul libre et personnelle, à la fois radicale et accrocheuse. Servi pas la voix superbement soulful de Bart, les claviers tantôt chaleureux, tantôt tranchants d’Hervé, et la batterie locomotive de Tony, ‘Comedians’ est de ces rares objets qui continuent de faire croire que tout est possible.

Mercredi 13 Avril 2011 - 12:21



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