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Internet.fr et url.fr, plus prisés que nazisme.fr ou cannabis.fr




Internet.fr et url.fr, plus prisés que nazisme.fr ou cannabis.fr
La ruée vers les url en or est lancée. De nombreux mots jusqu'à présent interdits peuvent désormais être insérés dans un nom de domaine, des plus sérieux aux plus loufoques. Plus de 6.000 demandes émanant de personnes physiques ou morales ont été déposées en un mois, alors que le décret encadrant cette nouvelle loi est paru mercredi.

30.000 nouveaux termes jusqu'à présent interdits ont ainsi été mis sur le marché: on trouve pêle-mêle camp-de-concentration, Hitler, xénophobie, nazisme, coran, mosquée, syndicat, satan, église, esclave ou encore maison-close. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, les noms de domaines les plus réclamés ne sont pas les plus sensibles. internet.fr, url.fr, entreprise.fr ou pme.fr figurent parmi les plus populaires, souligne Mathieu Weill, directeur général de l'Association française pour le nommage internet en coopération (Afnic), l'office d'enregistrement officiel du .fr. Il y a aussi quelques demandes, largement minoritaires, pour musulman.fr, chretien.fr, juif.fr, voleur.fr, cannabis.fr ou encore piratage.fr, poursuit Mathieu Weill.

Des justification à fournir

Chaque dossier est étudié de près par l'Afnic. Toute personne "démontrant un intérêt légitime" selon les termes du décret - et ayant été la première à déposer son dossier - pourra acquérir un de ces nouveaux noms pour développer un site ou des adresses internet reliées. Le risque d'une atteinte à l'ordre public peut toutefois être invoqué pour motiver le refus d'un nom de domaine.

A titre d'exemple, peuvent demander "légitimement" le nom internet.fr "quelqu'un ayant une activité commerciale dans le secteur de l'internet, une personne voulant écrire une histoire de l'internet, ou une personne s'appelant Internet!", explique Mathieu Weill. Pour les noms plus "sensibles" liés par exemple à la religion, "il faut également justifier un intérêt légitime et agir de bonne foi, mais il y a une réserve supplémentaire qui dit qu'un nom de domaine peut être refusé s'il peut porter atteinte à l'ordre public", précise-t-il. Le décret stipule ainsi que chaque office d'enregistrement doit "signaler sans délai" au gouvernement "les noms de domaine enregistrés ou sollicités présentant un caractère manifestement illicite ou contraire à l'ordre public".

En octobre, le Conseil constitutionnel avait censuré la loi de 2004 encadrant l'attribution des noms de domaine sur internet et fixé au 1er juillet la date limite pour revoir la législation.

Jeudi 4 Août 2011 - 19:03



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