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Interrogations sur le réseau Free Mobile, Xavier Niel s'explique


Quinze jours après les débuts de Free Mobile, le fondateur d'Iliad, Xavier Niel, a voulu balayer mercredi les accusations visant le fonctionnement du réseau en assurant respecter les obligations de couverture mais reconnaissant que la couverture à Paris est à ce jour "exécrable".



Les interrogations sur le fonctionnement du réseau de téléphonie mobile de Free, et sur l'utilisation qu'il fait du réseau d'Orange, continuent de planer deux semaines après son lancement et ce malgré les dénégations de son patron, Xavier Niel. "Notre réseau est ouvert, allumé depuis le premier jour et il fonctionne de manière significative", a ainsi assuré Xavier Niel lors de son audition mercredi matin par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Free avait l'obligation de couvrir 27% de la population avec ses propres antennes pour pouvoir lancer son service de téléphonie mobile. Un taux atteint mi-décembre selon les mesures de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) qui a donc donné son autorisation. Un contrat d'itinérance conclu avec Orange permet à Free d'utiliser le réseau d'Orange pour couvrir les 3/4 restants en attendant de développer son propre réseau. Mais ses détracteurs accusent l'opérateur de ne pas respecter ses obligations et de se reposer sur le réseau d'Orange, en n'ayant pas activé toutes ses antennes.

Quelques centaines de retards dans l'envoi de cartes SIM

Si aucune plainte formelle d'un opérateur n'a été déposée, les syndicats Unsa et CFE-CGC des opérateurs télécoms mobiles ont demandé mercredi à l'Arcep d'ouvrir une enquête sur Free sur ces obligations de couverture. "Tout porte à croire que, depuis le lancement de ses services, Free Mobile a ‘dégradé' la couverture de son réseau qui assurait une couverture théorique suffisante mais n'est en réalité pas dimensionné pour faire face à une utilisation en phase commerciale", accusent les deux syndicats d'Orange, SFR et Bouygues Telecom.

La polémique a surtout touché la couverture de la capitale que Xavier Niel a lui même qualifiée lors de son audition "d'exécrable", raison pour laquelle Free fait "principalement appel à l'accord d'itinérance dans Paris intra-muros". Le patron de Free a souligné que le réseau s'étendait surtout dans les villes moyennes et qu'il "laissait passer une part significative du trafic" des abonnés Free Mobile. Il a toutefois refusé de répondre sur le pourcentage exact, préférant réserver "l'exclusivité de ces chiffres à l'Arcep, si des fois elle décidait d'ouvrir une enquête". Xavier Niel se tourne donc lui aussi vers cette autorité indépendante.

L'embouteillage des demandes de portabilité, c'est-à-dire de changement d'opérateur sans changement de numéro, pose également un certain nombre de difficultés, a dit Xavier Niel, en rappelant que ces demandes étaient gérées par un groupement d'intérêt économique réunissant les opérateurs. Quelques centaines de cartes Sim n'ont pas encore été reçues par leur destinataire, a-t-il précisé. Le fondateur d'Iliad n'a pas voulu communiquer le nombre des abonnés de Free Mobile, en précisant seulement qu'il se chiffrait en centaines de milliers.

Jeudi 26 Janvier 2012 - 16:46



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