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Intervention de Nicolas Sarkozy : analyses et réactions




Marie-George Buffet (députée PCF): "Le candidat président a mobilisé six chaînes pour nous rejouer la partition de l'austérité obligatoire. Décidément au Fouquet's on nous repasse toujours les mêmes plats: serrage de ceinture pour les salariés et cadeaux aux patrons avec en prime la casse du code du travail au nom de la +négociation+ par entreprise (...) On demande aux salariés de choisir entre leur emploi ou leurs salaires (...) Tout cela est injuste et inefficace" (communiqué)

Eric Ciotti (député UMP): "Conscient des difficultés et des inquiétudes que connaissent nos concitoyens, le président a annoncé des mesures courageuses et indispensables pour que notre pays retrouve le chemin du plein-emploi (...) Ces mesures sont à la hauteur de la gravité du contexte économique et financier et qui permettront de préserver notre modèle social. Je tiens également à saluer le courage de Nicolas Sarkozy qui, à 3 mois de l'élection présidentielle, a su prendre des mesures difficiles mais nécessaires pour protéger les Français, alors que d'autres, à gauche comme chez les extrêmes, se réfugient dans une posture totalement démagogique et irresponsable".



François Rebsamen (sénateur socialiste): "Nicolas Sarkozy a tenté en vain, ce soir, d'endosser les habits du Capitaine courage, mais il faisait plutôt penser aux médecins de Molière qui, à force de saignées, achevaient le malade qu'ils étaient censés guérir. (...) Ces mesures ficelées à la hâte, prises à deux mois de la fin de son quinquennat, sont le signe de l'affolement d'un président aux abois. L'exercice médiatique de ce soir n'est rien d'autre qu'une fuite en avant. Elle est pathétique pour le président candidat, dangereuse pour la France et dramatique pour les Français" (communiqué)

Jean-Michel Baylet (président du PRG): "Tout au long de son entretien, le président s'est montré mal à l'aise et dépassé. Fuyant son bilan et ses responsabilités, s'en prenant aux 35 heures et aux collectivités locales pour justifier un déficit public qu'il a largement contribué à creuser, il s'est laissé enfermer par les journalistes dans les incohérences de ses politiques successives. Sa charge contre les collectivités locales était mal venue de la part d'un président de la République. Ce sont les collectivités qui assurent la pérennité des services publics face aux démissions successives de l'Etat". (communiqué)

Les Jeunes socialistes: "Saturant le réseau numérique terrestre, le président-candidat a voulu se transformer ce soir en magicien et faire oublier son bilan calamiteux avec des annonces aberrantes. Force est de constater qu'il est loin du niveau de Merlin l'Enchanteur". (communiqué)

Olivier Dussaupt (député PS): "A défaut de présenter sa candidature, Nicolas Sarkozy a présenté la facture aux Français. Pour les familles modestes comme pour les classes moyennes, elle est salée et la hausse de la TVA va ajouter à l'augmentation générale des prix (...) Notre pays est dégradé et les conditions de vie de la plupart des Français se sont détériorées depuis 2007. Notre pays est affaibli sur la scène internationale et nos institutions sont fragilisées par une pratique du pouvoir alliant la volonté de tout contrôler et la perte de valeurs. Occuper toutes les chaînes de télévision pendant une heure ne suffira pas à le faire oublier". (communiqué)

Lundi 30 Janvier 2012 - 00:46



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