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Interview de Antoine Clamaran




Interview de Antoine Clamaran

Pour les personnes qui te découvrent tout juste, peux-tu nous résumer ton parcours ?

 

J’ai commencé à mixer au début des années 90, j’ai eu la chance de rentrer au Whisky a Gogo à Paris en 1992, avant d’enchainer avec le Queen ou j’officiais pour les soirées Overkitch, je suis ensuite passé par le Palace, les Bains… Au même moment j’ai rencontré Laurent Pautrat qui est vite devenu un ami et un partenaire en terme de production, nous avons sorti nos premiers titres à cette époque, c’était très « dance » à l’époque !!! (rires)

 

Tu n’es pas seulement un DJ et un Producteur tu as également ton propre label…

 

En fait, il y a 19 labels au sein de PooleMusic, (" " " ) nous avons décidé de créer Pool en 2002 avec Laurent car nous souhaitions sortir nous-mêmes nos propres titres, mais nous voulions également permettre à des jeunes producteurs de pouvoir sortir leurs productions...

Nous sommes vraiment fiers de notre catalogue qui regroupe aussi bien des artistes internationaux et confirmés tels que Laidback Luke, Roger Sanchez, Armin Van Burren, Steve Angello, Eddie Thoneick, Kurd Maverick, Mischa Daniels, Ian Carey… mais aussi des artistes Français comme Tristan Garner, Chris Kaeser, Sebastien Drums, E-Play, Digital Mode…

Pool est également une structure qui a permis à des artistes français de se faire connaître comme par exemple David Vendetta qui a sorti ses premiers maxis chez nous…

 

Justement, il t’arrive parfois de regarder un peu en arrière sur ta carrière ? Tous les titres que tu as sorti, les remixs que tu as fait, les compils que tu as mixées… Plus 1 230 000 ventes quand même !

 

Oui c’est vrai, c’est pas mal (rires) Non, plus sérieusement, je ne me monte pas la tête avec ça, j’ai fait ce que je voulais faire en terme de productions, remixes, compils à l’époque, je ne suis jamais imposé quoique ce soit, je ne regrette absolument rien, je me suis vraiment éclaté au long de toutes ces années, et je n’ai pas prévu de changer d’optique : Se faire plaisir en donnant du plaisir aux gens à travers la musique est une des principales raisons qui me donnent envie de me lever le matin…

 

A quoi ressemble une journée avec Antoine Clamaran ?

 

J’ai deux types de « plannings » sans vouloir être trop routinier non plus. La semaine je me lève vers 7h00 je file au studio jusqu’en fin d’après-midi pour produire, gérer les labels, prendre mes rendez-vous… Jusqu’en fin d’après midi et après je rentre chez moi.

Le week-end, ou dans les tournées, c’est un peu plus compliqué, je suis constamment en train de tourner, donc je passe les ¾ de mon temps dans un avion ou un train… J’arrive à l’hôtel, je me repose, pars diner et jouer de suite après… une fois la soirée terminée, retour à l’hôtel pour quelques heures de sommeil et destination un nouveau club…

 

Et si tu devais choisir entre la production et le live ?

 

J’ai toujours pensé que dans le contexte actuel l’un ne va pas sans l’autre. Quand tu es Dj, outre le fait d’avoir envie de jouer ta propre musique, il est important de produire pour pouvoir tourner dans les clubs.

Et quand tu es producteur c’est un plus d’être Dj, ça te permet de pouvoir jouer tes nouvelles productions dès que tu les as finies et suite à la réaction du dancefloor modifier ce qui ne va pas.

Maintenant si vraiment je devais choisir, je pense que je préférerai le « live », le lien qui se crée entre toi et le public, ce que tu ressens lorsque tous les ingrédients d’une bonne soirée sont présent, c’est juste indescriptible…

 

Justement, comment on se sent avant d’entrée en scene ?

Je suis toujours un peu stressé avant de prendre les platines… Que ce soit devant 40 000 ou 400 personnes, le stress est le même… Par contre dès que je commence mon set, cette appréhension disparaît et laisse place à ce que je te disais juste avant… un véritable kiff… (rires).

 

Ton meilleur souvenir de soirée ?

 

Ma dernière tournée en Colombie (Cali – Medellin - Bogota et Pereira) pour l’accueil des gens, leur générosité à mon égard, la chaleur et l’énergie qui se dégage de ce pays comme de ses habitants.

J’ai vécu une véritable symbiose avec le public colombien et ça reste aujourd’hui un de mes meilleurs souvenirs.

 

Ton nouvel album « Spotlight » sort le 29 Juin, peux-tu nous expliquer la génèse du projet, comment t’es venue l’idée, quelles sont les directions que tu as souhaité prendre ?

 

J’avais envie de faire quelque chose de différent de ce que j’avais pu faire sur « Release Yourself ».

Je voulais des titres plus accessibles plus mélodiques avec plus de vocaux. Nous avons commencé l’album avec Laurent et Sandy Wilhelm nous as rejoints par la suite. Nous avons mélangés nos idées et après de longues heures de studio Spotlight est né !

 

Il parait que c’est un album très riche, tant par les featurings et co-productions qui se trouvent dessus, que par les surprises qui s’y cachent…

 

Je suis très fier de ce qu’on a fait sur Spotlight, tant par les productions que par le travail qu’on fournit les chanteurs et chanteuses. Il y a Lulu hughes avec qui j’avais déjà collaboré auparavant, une chanteuse canadienne qui a une énergie incroyable, c’est une voix de « black » dans un corps de blanc, avec une puissance vocale à faire trembler les limiteurs !!!

Nous avons également Duane Harden qui était le vocal d’Armand Van helden sur le titre « You don’t know me », Max C. aka the Voice, Annie C. que vous avez pu entendre sur le titre « Reach for The Stars »… Côté production, nous avons fait un titre avec Chris Kaeser qui s’appelle « Everybody » et un titre avec Joachim Garraud qui est un ami depuis longtemps «  Anthem »… En fait Spotlight est un melting pot de tout ce que j’aime !

Quand aux surprises de Spotlight… Eh bien rendez-vous à partir du 29 Juin pour les découvrir sur la version CD !

 

Si tu devais choisir un titre dans l’album, celui que tu préfères…

 

Honnêtement, c’est très difficile, je les aime tous, nous nous sommes tellement investit sur tous les titres de Spotlight que le choix est cornélien. Maintenant si je n’ai pas le choix et que je dois répondre à cette question je vous dirais : HAUNT ME.

Pour la petite histoire, nous avions un rêve avec Laurent et Sandy… nous voulions nous mettre dans la peau de Giorgio Moroder (dont je suis fan) pour écrire un titre à Donna Summer. Lulu a accepté de relever le défi d’interpréter HAUNT ME, je suis fan de sa puissance vocale et très fier de ce que nous avons réussi à faire, tout les 4, de ce titre.


Mercredi 1 Juillet 2009 - 14:04



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