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Interview de Kirsten Harma




Interview de Kirsten Harma
Son éducation musicale commence par l'accordéon autour de 6ans. Très vite il fait la rencontre du Compositeur et professeur Olivier Urbano qui le pousse vers une voie artistique en l'amenant au conservatoire de Sète dans un premier temps.

Parallèlement kirsten commence à s'initier de manière autonome au piano et improvise dans la manière baroque et romantique jouant ainsi un rôle considérable dans son futur langage de compositeur, c'est quelques années plus tard qu'il s'engage dans les classes de piano du même conservatoire en intégrant également le conservatoire de Montpellier où il découvre l'analyse, l'harmonie, le contrepoint et l'histoire du langage musical.

C'est à l'âge de 18ans que Kirsten part vers de nouveaux horizons avec bagages en poche, pour aller approfondir ses connaissances musicales. Il entre au conservatoire de Dijon en accordéon classique, analyse, culture, direction d'orchestre, écriture et suit également une formation de musicothérapeute. Kirsten est professeur de formation musicale à Genlis.

Il prépare en parallèle l'entrée du conservatoire de paris en culture musicale afin d'approfondir la science des compositeurs, ainsi que l'entrée au conservatoire royal de Bruxelles en classe de composition.

Au cours de cette période Kirsten participe à plusieurs concours en tant qu'instrumentiste où il sera lauréat du concours niçois des rencontres musicales du sud-est, médaille d'or aux 5eme rencontres musicales Montpellier, celui des jeunes talents de Montrons-les-bains...C'est au piano que ce passionné est invité à l'occasion du Festival « Les chérubins » mais aussi dans le cadre de récitals Schumann ou bien à l'occasion d'anniversaires de compositeurs en compagnie d'autres pianistes ; Mozart où il interprètera les concertos 21 et 23 et Chopin où il créé un pastiche très bien reçu par la critique.

Quel est votre parcours ?

Je suis né le 5 août 1987 à Sète dans l'Hérault mon éducation musicale commence par l'accordéon autour de 6ans, très vite je fais la rencontre du Compositeur et professeur Olivier Urbano qui va changer ma vie. je commence alors mes premières années au conservatoire de Sète, les concerts auxquels j'assiste dans les années qui suivent ma formation vont être décisifs, notamment la musique baroque qui accompagnait mes jours et nuits.. C'est parallèlement à ma formation en accordéon que je commence à m'initier de manière autonome au piano, par le clavecin bien tempéré de Jean-Sébastien Bach, c'est aussi l'heure de mes premières compositions, quelques menuets et fantaisies "rhapsodiques" mais aussi quelques esquisses pour un concerto pour violon qui restera à l'état d'esquisse, (influence des concertos pour violon baroque).. L'improvisation dans la manière baroque jouera un rôle considérable dans mon futur langage de compositeur, c'est quelques années plus tard qu'un professeur de piano me demande de m'engager dans les classes de piano du même conservatoire en intégrant également le conservatoire de Montpellier où je découvre alors l'analyse, l'harmonie, le contrepoint et l'histoire du langage musical, toutes les armes d'un compositeur traditionnel. C'est à l'âge de 18ans que je me décide à quitter le foyer familial pour de nouveaux horizons avec bagages en poche (prix d'accordéon, piano, formation musical, musique d'ensemble), pour aller approfondir mes connaissances musicales. J'entre au conservatoire de Dijon en accordéon classique, analyse, culture, direction d'orchestre, écriture et suit également une formation de musicothérapeute. Je suis également professeur de formation musicale à Genlis.

Actuellement je prépare en parallèle l'entrée du conservatoire de paris en culture musicale afin d'approfondir la science des compositeurs, ainsi que l'entrée au conservatoire royal de Bruxelles en classe de composition.

Au cours de ces période précédentes, je m'attaque aussi à plusieurs concours en tant qu'instrumentiste où je suis lauréat du concours niçois des rencontres musicales du sud-est, médaille d'or aux 5eme rencontres musicales Montpellier, et celui des jeunes talents de Montrons-les-bains...

C'est au piano que je suis invité à l'occasion du Festival « Les chérubins » mais aussi dans le cadre de récitals Schumann ou bien à l'occasion d'anniversaires de compositeurs en compagnie d'autres pianistes ; Mozart (en 2006) où j'interprète les concertos 21 et 23 et Chopin (2010) où il ne me déplaît pas de composer quelques oeuvres pastiches, très bien reçues par la critique.

En 2009 Je créé un orchestre baroque avec mes connaissances pour partager une même passion pour cette musique et enregistrer en compagnie d'Eric Moutot ce projet.

Je suis également invité par France bleu Bourgogne en 2008 pour défendre mon avenir musical autour de mes compositions.

La musique a-t-elle une grande importance dans votre vie ?

La musique est aujourd'hui, une passion qui me nourrit en permanence ; je suis un de ses nombreux enfants. J'ai eu la chance d'avoir des parents compréhensifs qui ne refusaient en rien le fait d'aller chaque semaine à la médiathèque prendre un lot de "petits trésors musicaux", c'est par cette culture là,que mon évolution musicale s'est faite. Mes parents n'étaient pas de culture musicale "classique" et mon choix les surpris.

Mes devoirs scolaires étaient accompagnés par cette musique, je sortais avec cette musique au casque de nos

anciens walkmans (Bach, Vivaldi, Telemann..) .

Le travail d'un instrument exige de nombreuses heures d'étude pour en acquérir, la maîtrise et quand il est question de plusieurs instruments, elle en double l'effort, la passion et le dilemme.

Le répertoire pour accordéon classique m'a malheureusement beaucoup déçu, c'est un instrument jeune qui, ne trouve pas une place lyrique pour beaucoup de compositeurs Russes contemporains qui en exige des formules creuses de sens, et d'obstinations sonores ou encore percussives, c'est un instrument que je défends pour quelques-unes de mes compositions.

C'est pourquoi le piano, instrument infiniment plus riche de répertoire et de possibilités sonore à mes yeux, m'a tant passionné. Pendant mes premières années de composition, mes oeuvres étaient dessinées de sang baroque et classique sans pouvoir aller plus loin. C'est une révélation pour la musique romantique chez Schumann et Chopin qui me fit entendre un discours plus évolué, comme si toutes ces heures passées au chevet de mon piano et aux écoutes de Gould sur Bach m'avait fait oublier le style romantique et moderne, j'en arrivais même à omettre l'intégralité des compositeurs contemporains, qui, dans mon enfance n'avait aucun intérêt.

Pour vivre une vie de musique, il n'est évidemment pas question de s'astreindre à ses petites heures d'instruments ou de compositions, la richesse de la musique se trouve dans la vie toute entière, c'est pourquoi il est nécessaire, à travers de fabuleux ouvrages de musicologies ou de biographies, de voyager dans les vies de chacun de nos maîtres musicaux afin d'en soutirer toute la sève musicale.

Écouter plusieurs versions d'une oeuvre peut enrichir un instrumentiste au même titre que la façon de traiter l'écriture d'un violoncelle à l'époque classique, romantique et contemporaine, pour un compositeur.

C'est aussi pourquoi mes journées s'enchaînent par toutes ces passions, l'écriture d'un mémoire sur le sujet des concertos pour piano de l'époque romantiques, la composition d'oeuvres d'esthétiques différentes et pourtant avec la même identité sonore, les répétitions de mes oeuvres, l'instrument, et divers cours.

La musique est d'une infinie richesse dont on ne saurait visiter entièrement toute la cathédrale pour une seule vie.

Dans quelle catégorie, vous placez vous ?

Voilà une question qui agace beaucoup les musiciens.

Nous sommes dans une ère où tout est rangé parmi des classes, des catégories, des dossiers, des opus, on passe notre temps à essayer de rendre l'impensable réalisable par des prouesses de plus en plus exagérées mais surtout mettre des mots sur l'impalpable.

S'il faut une catégorie à un artiste alors je suis celui qui créé pour faire rêver, celui à qui le musicien rend compte des difficultés techniques en arrachant, tapant, faisant voler sa partition, celui à qui il pense un petit peu quand il joue les hauteurs des sons que j'ai ordonnées, et celui avec qui l'on rigole et l'on pleure sans sa présence et parfois sans se l'imaginer.

Il y a un tabou je pense aujourd'hui pour la dénomination des classes, des diplômes, des noms, au même titre qu'une catégorie socio-professionelle peut être très dévalorisante, se dire "compositeur" est délicat dans le milieu musical. Quand on est pianiste, il y a 3 000 000 de pianistes à qui l'on peut se comparer, des bons, comme de très mauvais ; en revanche les compositeurs doivent définir leur école (de composition), leur esthétique et sont souvent comparés à un style, un compositeur ou une oeuvre.

Je me place malgré tout, dans la catégorie - compositeur en appuyant le fait que l'esthétique aujourd'hui est une affaire bien personnelle et dépend des projets que l'on réalise.

Quelles sont vos influences ?

Mes influences en matière de composition sont, dans un premier temps, et pour être volontairement général, la musique de langage modale, tonale et atonale, autrement dit, l'étude de la musique occidentale dite "savante" du 14e jusqu'à nos jours.

Les influences d'écritures sont un sujet passionnant, je commencerai par mettre une grande réserve sur les compositeurs de l'époque de la renaissance à laquelle je m'intéresse depuis peu grâce à un maître passionné en la matière, enseignant l'analyse au conservatoire de Dijon. L'esthétique romantique est une musique de scène pour moi, c'est une musique à public, avec de grandes envolées pianistiques ou orchestrales comme c'est le cas pour mon concerto pour piano joué en mars prochain.

Je me suis toujours battu dans l'espoir de faire renaître chez certains, l'intérêt pour la musique tonale. C'est pourquoi l'intégralité de mes oeuvres contient différents paysages sonores, voyageant d'un romantisme bien accompli comme c'était le cas pour Liszt, Chopin ou même Schumann il y a bientôt deux siècles, à la musique atonale dans l'esthétique de Ligeti ou celle de Messiaen jusqu'à nos jours. Je pense qu'il est nécessaire de pouvoir se refléter dans ses oeuvres et je ne pense pas être capable de me mentir en intégrant des saturations de sons électroniques privés d'humanité pour faire plaisir à un groupe de chercheurs d'une pseudo ère intellectuelle musicale. Je pense que c'est le devoir du compositeur de pouvoir faire voyager l'auditeur au travers de différents siècles musicaux sans pour autant en altérer ses idées. Dans le fond, ce que je dis précédemment est souhaitable, mais en réalité, il est bien compliqué de pouvoir consumer une idée jusqu'au bout, sans en altérer l'identité musicale. Je prends l'exemple d'un quintette à corde que je réalise en ce moment qui n'est autre que mon point de vu sur la musique de Mozart, musicalement je cite 1 phrases de Mozart d'un quatuor à corde pour pouvoir en décorer tout mon arbre par des matériaux actuels, non pas de l'électronique mais des rythmes et des hauteurs superposées que l'histoire de la musique a permis d'intégrer au cours des siècles (comme c'est le cas pour la musique de film qui n'a, pour certains musicologues, aucun intérêt esthétique, ne pourrait-on pas parler de Bruckner ou Malher pour certains grand thème de musique de film Américain, ou de travail d'esthétique baroque pour certaines musiques de films Français.

La musique a grandi dans les âges, et comme les moeurs, ses règles se sont effacées, la liberté musicale et une chose fragile dans la composition musicale. Le matériau, définit par un sentiment, un amour pour, une personnalité thématique ou une personne réelle, doit être travaillé, bâti et modifié à volonté, mais avec la plus grande attention et la plus grande sincérité.

Sont là, une part de mes influences de composition musicale, dont l'héritage d'un passé conséquent aux règles infaillibles et l'amour du jour.

Parlez nous de votre projet spectacle du 23 mars 2012 ?

Le terme projet spectacle n'est pas tout à fait en lien avec ce que je vais définir.

Le 23 mars prochain à 20h30 à Dijon dans la chapelle du Lycée Carnot, avec le soutien de l'orchestre universitaire de Dijon / Bourgogne dirigé par Maxime Pitois, nous mettons à l'oeuvre une pièce orchestrale originale. Une création dans laquelle toutes les réponses à vos questions se déroulent en musique. Ma création est un concerto pour piano, un genre que j'affectionne particulièrement depuis

mes premières années d'apprentissages sans pourtant y avoir été plongé par la dimension qu'elle représente,c'est une création en date de cet été, projet auquel ce fabuleux Chef tenait. C'est grâce au travail d'un orchestre volontaire et d'une extraordinaire pianiste,Vesselina Demitrova que ce projet se réalise. C'est un véritable défit de présenter cette oeuvre qui relève d'une difficulté d'écriture considérable. Le travail d'orchestration a été un combat pour ma part, la sacralisation du soliste depuis l'époque romantique était trop présente, il fallait jouer, combiner les deux sans en altérer leur rôle respectif. C'est à cette occasion que le chef propose de pousser cette idée en ajoutant en première partie de ce concert le deuxième concerto pour violon de Wienawski joué par Jean-samuel Bez, une oeuvre de Borodine pour orchestre seul d'esthétique également romantique, et, ce sera une étude pour piano de ma confection qui précédera l'entrée.

L'année 2012 suivra sur divers projets d'enregistrements de créations, tel que :

- une fantaisie pour flute et trompette

- plusieurs oeuvres pour piano seul, études, sonates

- une chanson

- un quintette pour cordes


Découvrez Kirsten Harma sur : http://www.myspace.com/kirstenharma

Propos recueillis par Cédric Perrin

Mardi 13 Mars 2012 - 17:14



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