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JOYCE JONATHAN, futur bombe musicale

Sortie de l'album le 18 janvier 2010


Joyce Jonanthan est une jeune chanteuse produite par les internautes sur la plateforme participative My Major Company.




JOYCE JONATHAN, futur bombe musicale
Son prénom, déjà, est éloquent : dans Joyce, il y a plein de joie et de musique… à l’image de cette jeune chanteuse de 19 printemps, native de Levallois Perret, qui publie aujourd’hui son premier album. Des filles à guitare, on peut en citer beaucoup, cela fait partie de la tradition folk. Mais peu réussissent d’emblée à captiver, fraîcheur et spontanéité réunies, harmonies et émotions mêlées, comme Joyce Jonathan.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le grain de voix : pur, limpide, sans affèterie ni fioritures inutiles. Une voix qui vibre et qui frissonne, à la fois suave et énergique, une voix qui embellit les mélodies, une voix qui parle au cœur tout en charmant les oreilles. C’est que Joyce a beau être très jeune, cela fait déjà bien longtemps qu’elle a choisi sa destinée. Comme elle dit, « à l’âge de 3 ans, je savais que je voulais devenir chanteuse, même si je ne l’avouais à personne. C’était comme un secret intime que je gardais en moi. » Cela s’appelle une vocation…

Chanteuse, mais pas seulement. Auteur compositeur interprète, voilà sa vraie ambition. A cinq ans, elle écrivait ses premières chansons, à onze, elle s’inscrivait en cachette à des cours de chant, tout en apprenant le piano. A l’écoute de France Gall, Michel Berger ou Jean-Jacques Goldman, elle s’imprègne de musique, noircit des pages de cahiers, écrit des textes, encore des textes.

Aujourd’hui, elle avoue disposer d’une centaine de chansons, prolixe et peu banal répertoire pour une débutante.

La musique de Joyce, on pourrait la qualifier de folk-pop, poétique et mélodieux. Des atmosphères acoustiques qui s’inscrivent dans la lignée d’artistes qu’elle apprécie, comme Tracy Chapman, Terri Moïse ou Jason Mraz. Mais Joyce ne ressemble à personne d’autre… qu’à Joyce. C’est sans doute ce qui a séduit Louis Bertignac, émérite et historique guitariste baroudeur (qui a oublié Téléphone ?), grand amateur de musique devant l’Eternel, et producteur aussi rare qu’exigeant : depuis Carla Bruni, il n’avait jamais ressenti l’envie de travailler avec un autre artiste, et refusé tous les projets qu’on lui proposait. C’est dans son home studio personnel, entre sa collection de guitares et ses disques de rock, qu’a été enregistré l’album de Joyce Jonathan.

Un album produit par des centaines d’internautes enthousiastes (486 pour être précis !), sous la houlette de My Major Company, le label communautaire déjà découvreur d’artistes comme Grégoire. Des internautes sans cesse plus nombreux, bouche à oreille oblige, à visiter la page de Joyce, aussi bien sur My Major Company que sur Myspace.

Au total, onze chansons, qui serpentent de ballades intimes en blues mélancoliques, entre piano et guitares, synthés et percussions. Des chansons qui parlent de rapports amoureux, bien sûr, passions et ruptures, frustrations et espoirs (« J’ai pas besoin de toi », « Je ne sais pas », « Bien trop simple », « L’heure avait sonné »), mais aussi des étapes de la vie, de la nostalgie du passé et des craintes de l’avenir (« Les souvenirs », « Passe le temps » ), avec ces doutes et ces interrogations qui marquent les difficiles transitions entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Exemple , un émouvant et exceptionnel duo avec Tété , intitulé « Sur mes gardes ». Jusqu’ici, Tété avait toujours refusé de chanter en tandem : une seule écoute de la chanson a suffit à le faire craquer...

C’est que Joyce n’a pas son pareil pour ciseler des textes qui font preuve d’une maturité peu commune, d’une maîtrise surprenante, mais qui n’enlèvent rien, au contraire, au charme de ces chansons, simples et touchantes, aux mélodies chatoyantes et aux fluides arrangements marqués de la patte de Louis Bertignac. Une ferveur qu’on retrouve toute entière dans la chanson « Ma musique », explicite profession de foi d’une artiste aussi résolue que passionnée, qui organise elle-même ses concerts tout en continuant de fréquenter les bancs de la fac.

Joyce, un prénom lumineux. Et un disque au diapason.

Mercredi 6 Janvier 2010 - 00:22



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