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Jay Jay Johanson Self portrait




Avec ce septième album, certainement son meilleur depuis son premier paru en 1996, Jay-Jay Johanson se montre plus étonnant et téméraire que jamais. Son songwriting mélancolique et sa vision orchestrale sont les éléments majeurs qui contribuent à faire de Self-Portrait un projet envoûtant. Toutes les chansons, qui glissent ici entre les oreilles comme un baume liquide, ne vont pas manquer d’interpeller l’auditeur. Enregistré aux studios Break My Heart, avec des contributions improvisées du guitariste Jeff Ryan, Self-Portrait est à la fois attractif et raffiné. Ses textures trip-hop s’opposent aux textes troublés qui reflètent des préoccupations personnelles. Jay-Jay Johanson, sorcier confirmé capable de murmurer à l’oreille de machines qu’il sait faire rentrer dans son rang, mais aussi de s’entourer de musiciens voués à sa cause, fait surfer des mélodies subtilement catchy sur des atmosphères complexes. Quasi palpable, la tension est alimentée par des rythmiques croustillantes tandis que sa voix si particulière met en exergue les sentiments rares qui font tout le charme de cet esthète. Suédois chantant à la drôle de tête l’allumette, crooner de l’impossible qui mérite mieux que d’être la coqueluche des bobos, Jay-Jay Johanson continue à relever les défis personnels qui enrichissent son œuvre depuis plus de dix ans. A écouter en priorité, Wonder Wonders, la ballade épique Lighting Strikes ou cette Sore qui clôt l’album et intrigue par des mouvements rythmiques comme seuls les gens du Nord peuvent en esquisser.

Lundi 2 Mars 2009 - 16:39



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